Planète
La chaleur repart à l’assaut du pays et vise cette fois le nord
Le thermomètre va grimper de nouveau dès ce week-end avant un pic en milieu de semaine. Le Sud continue de suffoquer et les 35°C pourraient gagner la…


Le thermomètre va grimper de nouveau dès ce week-end avant un pic en milieu de semaine. Le Sud continue de suffoquer et les 35°C pourraient gagner la moitié nord.
La pause n’aura pas duré longtemps. Une nouvelle masse d’air brûlant s’installe depuis ce vendredi par l’ouest et la vallée du Rhône, puis gagne le nord samedi. Le seuil des 30°C sera souvent atteint jusqu’en Bretagne, en Île-de-France et près de la frontière allemande. Dans le Sud, les fortes chaleurs restent intenses, avec 36 à 38°C attendus et jusqu’à 39°C possibles dans le Sud-Ouest. Les orages pourront apporter un peu de répit ce week-end et lundi, du côté des Pyrénées puis des plaines du Sud-Ouest et du sud. Mais cette accalmie restera brève.
Dès mardi, la situation se recompresse. Les hautes pressions reprennent la main sur l’Europe et la chaleur monte encore d’un cran entre mercredi et vendredi. Les 35°C pourront alors remonter jusqu’au nord de la France. Les 40°C pourraient même être approchés par endroits. L’été 2026 en est déjà à sa troisième vague de chaleur. L’épisode actuel a commencé le 28 juillet et ne cesse de s’étendre, après une vague historique du 17 au 30 juin et une autre particulièrement longue du 4 au 19 juillet, seize jours au total. Un épisode précoce avait aussi touché le pays fin mai.
Les relevés récents donnent la mesure de l’intensité. Le 29 juillet, le mercure est monté jusqu’à 42,7°C à Bélis, dans les Landes. Cette semaine, l’est a également souffert avec 40,2°C relevés à Aubreville, dans la Meuse, et une nuit qui n’a pas permis de descendre sous 25,8°C à Lons-le-Saunier, dans le Jura. Jeudi, le nord respirait un peu mieux, mais le sud restait sous pression avec 41,2°C aux Mayons, dans le Var, et près de 40°C de l’Ardèche à l’Hérault.
Derrière ce mot de vague de chaleur se cache une définition bien précise. Il ne s’applique pas à tous les épisodes chauds. Les services météo ne parlent de vague de chaleur que lorsque l’indicateur thermique national, calculé à partir de trente stations de référence, dépasse un certain niveau. Autrement dit, tout coup de chaud ne mérite pas ce nom.
Pourquoi tant d’épisodes en si peu de temps? Des situations anticycloniques se succèdent à l’ouest de l’Europe. Elles bloquent le temps et laissent l’air chaud remonter vers la France, dans le calme et sous un soleil durable. Le réchauffement climatique lié aux activités humaines, pétrole, gaz, charbon, vient encore amplifier le phénomène. Les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus intenses, plus précoces ou plus tardives qu’il y a quelques décennies. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 54 vagues de chaleur recensées depuis 1947, deux tiers se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.
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