Politique
Philippe Brun écarté de la primaire socialiste, la justice confirme en appel
La cour d’appel de Paris a validé mercredi le refus de réintégrer le député dans la primaire de l’espace social-démocrate. Le Parti socialiste y voit la…

La cour d’appel de Paris a validé mercredi le refus de réintégrer le député dans la primaire de l’espace social-démocrate. Le Parti socialiste y voit la fin des accusations portées contre lui.
Philippe Brun ne prendra pas part à la primaire de l’espace social-démocrate. La chambre des référés de la cour d’appel de Paris a rejeté mercredi sa demande de réintégration, confirmant ainsi la décision rendue en première instance. L’élu comptait faire annuler son éviction du processus de désignation. Ce sera non.
Pour les juges, l’argumentation du parlementaire ne tient pas. La cour a estimé que Philippe Brun « ne peut soutenir sérieusement » que la procédure prévue par les statuts du Parti socialiste n’a pas été respectée, ou qu’elle aurait été détournée de son but. Les nouvelles pièces versées aux débats ont confirmé un point décisif. Le 15 septembre, la plaignante a contacté par téléphone un membre de la direction nationale du Parti socialiste pour signaler les faits qu’elle disait avoir subis de la part de l’élu. Une précision qui contredit les informations affirmant l’inverse. La cour en conclut que ce signalement a bien existé à cette date, de quoi écarter les manœuvres trompeuses invoquées par l’appelant. Aucun manquement manifeste à une règle de droit n’a été relevé.
Dans son communiqué, le Parti socialiste se félicite de cette issue. La formation estime que la décision établit que Philippe Brun a accusé à tort le parti, ses dirigeants et ses collaborateurs. « Les allégations et mensonges ont été dissipés. Le droit a été respecté, il a été rappelé », souligne-t-elle. Une manière de tourner la page après plusieurs semaines de tension interne.
Les faits remontent au 16 septembre, date à laquelle le député a été suspendu du Parti socialiste à titre conservatoire. En cause, les accusations d’une militante, qui évoque des faits susceptibles de relever d’une qualification pénale. La direction du parti les range en trois catégories, le harcèlement, les violences physiques et l’emploi familial. Philippe Brun, qui avait décroché ses parrainages, dénonce de son côté une formation qui instrumentalise un conflit l’opposant à une ancienne collaboratrice, avec un objectif qu’il résume sans détour, le tuer politiquement.
Le calendrier, lui, reste inchangé. Les votants sont attendus les 9 et 10 octobre, puis les 16 et 17 octobre. Sans réintégration, Philippe Brun suivra ce scrutin depuis l’extérieur.
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