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Culture

Le Musée d’histoire naturelle de Londres met en ligne une visite virtuelle 3D

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Natural History Museum, London

Le 30 mai 2020, Natural History Museum de Londres a lancé une nouvelle expérience de visite virtuelle unique de son bâtiment historique.

L’outil en ligne permet non seulement aux clients de voir l’intérieur du bâtiment emblématique du musée, mais de découvrir aussi ces espaces dans une exploration à 360°.

Visite du Natural History Museum ici

Le Natural History Museum est l’un des lieux les plus emblématiques de Londres. Son architecture magnifique et ses collections impressionnantes constituent donc un décor parfait pour les organisateurs d’événements, soirées d’entreprises, fête privée voire mariage.

Conçue sur la plateforme Matterport et très bien réalisée, cette visite virtuelle est un outil unique lancé par un service privatisation de musée.

Le Musée d’histoire naturelle est à la fois un centre de recherche scientifique de premier plan et le musée d’histoire naturelle le plus visité d’Europe. Il est dépositaire de l’une des plus importantes collections scientifiques du monde comprenant plus de 80 millions de spécimens. Le Musée accueille plus de cinq millions de visiteurs chaque année, et sa production numérique atteint des centaines de milliers de personnes dans plus de 200 pays chaque mois tandis que ses expositions itinérantes ont été vues par environ 30 millions de personnes au cours des 10 dernières années.

Bassin de Thau

Sète : Le Théâtre de poche, une directrice passionnée

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France-Jehanne Lee - Théâtre de poche

Originaire de Lyon, et installée depuis plus de 30 ans dans le Sud, la voie de France-Jehanne Lee est imprégnée d’une attirance incontestable pour le monde artistique et surtout le spectacle vivant. Elle forge son expérience sur les planches, devient professeur de théâtre et chante également dans l’esprit cabaret du Gréco ou du Barbara. France-Jehanne se tourne également vers l’enfance à la suite d’une formation sur le conte et revêt son costume de marionnettiste et conteuse pendant une dizaine d’années.

Sensible aux manques d’espaces et de lieux de travail pour les artistes, passionnée par le théâtre et amoureuse inconditionnelle du travail des comédiens, elle décide d’ouvrir une salle de spectacles avec beaucoup d’investissements personnels, une énergie débordante et une politique culturelle qui ne la quittera pas : offrir une programmation de grande qualité artistique et un choix éclectique en proposant 4 spectacles par semaine !!

Ce sont un peu plus de 60 compagnies professionnelles qui sont programmées chaque année pendant une saison culturelle pour une moyenne de 160 représentations.

Le Théâtre de poche naît en septembre 2004, niché Grande rue Haute à Sète. Un nom qui surgit spontanément, car c’est un lieu intimiste qui privilégie : la proximité et les rencontres entre le public et les artistes. Un hommage aussi à Jean Vilar (qui manque beaucoup dans le paysage culturel sétois) !

La programmation est construite telle qu’elle l’a pensée, élaborée, depuis maintenant 17 ans, et qu’elle poursuit. C’ est celle d’un théâtre ouvert au plus grand nombre dans sa diversité et accessible à tous. Un équilibre des genres et des styles, France-Jehanne y apporte un intérêt tout particulier. L’éclectisme définit cette ligne artistique, fonctionnant aussi aux coups de cœur, cheminant ainsi, dans la vie et dans son travail.

France-Jehanne déclare :  » Le Théâtre de Poche est également une école de théâtre pour enfants, adolescents et adultes, un lieu de résidence, donc de création,  mais aussi un endroit accueillant chaque saison des expositions différentes ».

Aujourd’hui le Théâtre de Poche a atteint une renommée internationale grâce au travail, et sûrement aussi par amour, et passion.

À ce jour, ce sont un peu plus de 960 compagnies qui se sont produites sur la scène du Théâtre de Poche, alors qu’en 2004 tout était à faire et le pari, osé et risqué. L’action continuera, tant que France-Jehanne pourra, à travailler dans cet état d’esprit et de cœur liés à une émotion indéfectible.

La crise sanitaire est venue perturber bien des projets et la programmation établie est aujourd’hui en sommeil. France-Jehanne nous transmet une telle énergie, que nous n’avons aucun doute : les projecteurs du Théâtre de poche se rallumeront dès la fin des restrictions sanitaires.

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Culture

« Un bref instant de splendeur » d’Océan Vuong : Le pouvoir des mots

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Cette semaine, pendant que notre ministre de la culture croisait les doigts pour espérer une sortie de crise sanitaire rapide, les librairies sont devenues des commerces essentiels. 

Cette semaine, aussi, deux auteurs essentiels nous ont quittés : Joseph Ponthus, auteur du fabuleux « A la ligne » et Philippe Jaccottet, écrivain et illustre poète. Je ne me sentais pas légitime pour écrire un hommage à ces deux pointures, j’ai trouvé mieux : un trait d’union. Un récit authentique. Un petit roman qui a la poésie de Jaccottet et les fulgurances de Ponthus :

« Si la vie d’un individu, comparée à l’histoire de notre planète, est infiniment courte, un battement de cils, comme on dit, alors être magnifique, même du jour de votre naissance au jour de votre mort, c’est ne connaître qu’un bref instant de splendeur. »

Océan Vuong écrit une longue lettre à sa mère. Une lettre qu’elle ne lira sans doute jamais. De la guerre du Vietnam à l’enfance Américaine, de ses premiers souvenirs de petit garçon où la violence maternelle était protégée par les bras d’une grand-mère abimée par la guerre, de ses premiers émois amoureux racontés crûment, dans une Amérique ravagée par les traitements antidouleurs, Océan Vuong arrive à sortir de tout ça la substantifique moelle qui fait de son récit une merveilleuse leçon de vie. Ses confessions se lisent comme on écoute un murmure. C’est un moment unique où le temps est suspendu. 

« L’autre jour à la pause j’entends une ouvrière dire à un de ses collègues « Tu te rends compte aujourd’hui c’est tellement speed que j’ai même pas eu le temps de chanter » 

Je crois que c’est une des phrases les plus belles les plus vraies et les plus dures qui aient jamais été dites sur la condition ouvrière » Joseph Ponthus « A la ligne » Editions Table Rond

« Les larmes quelquefois montent aux yeux comme une source elles sont de la brume sur des lacs, un trouble du jour intérieur, une eau que la peine a salé » Philippe Jaccottet «  A la lumière d’hiver » Poésie Gallimard

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Culture

Privé de son public, l’orchestre de Franche-Comté fait la tournée des lycées

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Il devait jouer devant 1.200 personnes, il se retrouve dans des lycées: contraint par la pandémie d’annuler tous ses concerts, l’orchestre Victor Hugo Franche-Comté (OVHFC) investit de nouveaux lieux pour continuer à se produire, tout en réclamant un calendrier de reprise pour retrouver la « magie » de la scène.

Les mélodies de Wagner, Bach ou Mozart raisonnent entre les rayonnages de manuels scolaires rangés par catégorie, « sciences de la nature », « mathématiques » ou « géographie ». Au CDI du lycée Germaine Tillon de Montbéliard jeudi, ils sont onze musiciens, installés en cercle, au centre duquel viennent s’asseoir, par groupes de six, élèves et professeurs, pour les écouter.

Le dispositif, minimaliste, a été conçu pour respecter les consignes sanitaires, mais il offre au spectateur d’être au plus près des instruments.

« C’est super bien, on est plongé au cœur de la musique, on peut ressentir toutes les sensations qu’on veut si on arrive à se concentrer », s’enthousiasme Morgane, 15 ans, en seconde professionnelle. « Les percussions, j’avais l’impression que c’était les battements de mon cœur ».

« C’est une vraie chance pour nos élèves, qui n’ont pour la grande majorité d’entre eux, jamais entendu de musique classique en direct », abonde Katia Faedo, professeure de lettres, qui se dit « déçue de ne pas pouvoir emmener (ses) élèves au théâtre dans le contexte actuel ».

« Maintenir un maximum d’activité »

Selon sa programmation, l’orchestre aurait dû à la place se produire au théâtre Ledoux, scène nationale à Besançon, sous la direction de Dina Gilbert, cheffe d’orchestre canadienne de renom. La manifestation a évidemment été annulée à cause de l’épidémie de Covid-19.

« On s’adapte à la situation, avec le souci de maintenir un maximum d’activité », explique Vincent Adami, administrateur de l’OVHFC. « Dès qu’une annulation intervient, on essaie de rebondir, de monter un autre projet ».

Ainsi, grâce au maintien des subventions, la direction a réussi à trouver des alternatives à chacun des concerts annulés depuis le mois d’octobre, en mettant en place des enregistrements pour la radio ou la télévision, ou en allant à la rencontre des habitants avec ce dispositif, intitulé « Au cœur de l’orchestre ». Celui-ci est décliné dans huit établissements scolaires de la région Bourgogne-Franche-Comté, après être passé par d’autres lieux publics.

« C’est un mal pour un bien », concède Vincent Adami. « Au final, on va toucher plus de monde, presque 1.400 élèves avec cette formule, que si on avait été dans la salle de spectacle », se réjouit-il, estimant que ce type de proposition répond à la « mission de service public » assignée à l’orchestre, à laquelle il est très attaché.

« C’était vital »

Un an après l’imposition des premières restrictions et fermetures dans le milieu culturel, tous les personnels de l’OVHFC applaudissent cette poursuite de l’activité malgré les contraintes.

« C’était vital. Si on n’avait pas pu se réunir depuis un an, il est évident que ce serait la mort de l’orchestre », juge le délégué général, David Olivera.

« Et vu le contexte, c’est une chance de travailler », abonde Cyril Vouriot, technicien au statut d’intermittent. « Par rapport à certains amis qui n’ont rien depuis six mois, voire plus, ça offre davantage de sécurité et de sérénité » confie-t-il, même si les droits des intermittents sont assurés jusqu’au 31 août. « Ca permet de voir venir, au moins un petit peu ».

L’orchestre s’associe néanmoins aux revendications exprimées par les instances représentatives du secteur, rassemblées jeudi dans une vingtaine de villes de France pour réclamer un « calendrier réaliste » de réouverture des lieux culturels et des garanties en termes d’emploi. « Si je n’avais pas dû être ici (au lycée), j’aurais été à la mobilisation de Besançon », assure le technicien.

« L’époque fait qu’on cherche des manières de travailler différentes, on doit continuer à jouer ensemble pour exister », conclut la violoniste Isabelle Debever, co-soliste au sein de l’orchestre. « Mais on a besoin du côté magique de la scène ».

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