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Marine Tondelier accouche vendredi et remonte déjà au front

Cinq jours après avoir donné naissance à Léon, la cheffe des Écologistes a retrouvé la presse en visio. Elle veut tenir ensemble un nouveau-né et une…

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Marine Tondelier accouche vendredi et remonte déjà au front

Cinq jours après avoir donné naissance à Léon, la cheffe des Écologistes a retrouvé la presse en visio. Elle veut tenir ensemble un nouveau-né et une campagne présidentielle, sans renoncer à ses combats.

Marine Tondelier est devenue mère pour la deuxième fois. Elle a annoncé mercredi la venue au monde de Léon, un petit garçon né vendredi. À 40 ans, la patronne des Écologistes entre ainsi dans l’histoire comme la première candidate à une élection présidentielle à avoir fait campagne enceinte. Cinq jours à peine après son accouchement, elle répondait déjà aux journalistes par visioconférence, signe qu’elle n’a pas l’intention de lâcher. Tout s’est très bien passé, a-t-elle assuré, avant de reconnaître que les semaines à venir auraient quelque chose d’inédit. Son plan tient en quelques mots. Travailler autrement, chercher comment faire cohabiter une présidentielle et un nouveau-né, dont la santé et le bien-être passent avant tout. Elle l’avait toujours dit, ce bébé serait sa priorité, sans pour autant envisager de disparaître quatre mois durant.

Son parti l’a désignée officiellement lundi, à l’issue d’un conseil fédéral extraordinaire auquel elle n’a pas assisté, encore retenue à la maternité. Elle demeure candidate jusqu’au vote des adhérents, programmé du 10 au 13 décembre. Ce sont eux qui auront le dernier mot et décideront de la maintenir jusqu’au bout ou de la retirer derrière un autre candidat de gauche. En attendant, la conseillère régionale des Hauts-de-France discute avec ses partenaires et martèle que seule l’union peut faire barrage à l’extrême droite. Ces échanges, qui mêlent programme, volet législatif et accord de gouvernement, seront pilotés par Aïssa Ghalmi, secrétaire national adjoint, pendant son absence ou sa semi-présence.

Son accouchement n’a pas manqué de piquant. Marine Tondelier a raconté avoir failli mettre au monde son fils à l’Élysée. Elle sortait d’une réunion entre Emmanuel Macron et les chefs de parti, consacrée aux conflits internationaux et à leurs répercussions, quand elle a perdu les eaux en descendant du train qui la ramenait chez elle, dans le Pas-de-Calais.

La politique, elle ne compte pas la mettre entre parenthèses pour autant. Son mouvement lance de jeudi à dimanche une vague verte, faite de tractages, de porte-à-porte, de collages et de rassemblements, en marge des grandes marches pour le climat prévues samedi partout en France. Si sa santé et celle de Léon le permettent, elle défilera elle-même à Arras. L’écologie, qu’elle juge centrale dans cette rentrée politique marquée par la crise caniculaire de l’été, reste son fil rouge.

Cette naissance lui donne aussi l’occasion de porter deux causes qui lui tiennent à cœur, la santé reproductive et ce qu’elle appelle un pays à hauteur d’enfant, avec des mesures présentées la semaine dernière pour protéger et faire s’épanouir les plus jeunes. Elle insiste surtout sur le post-partum, déplorant l’absence de véritable politique publique en France. Elle reconnaît avoir la chance d’être bien entourée dans sa vie personnelle. Beaucoup d’autres ne le sont pas. D’où ses pistes, garantir durant la première année suivant l’accouchement un parcours complet de santé physique, gynécologique, sexuelle et psychique, avec un repérage systématique de la dépression post-partum, créer un service public d’accompagnement à domicile après la naissance, et bâtir un congé parental mieux rémunéré, suffisamment long, doté d’une part individuelle non transférable pour chaque parent. Quand elle avait annoncé sa grossesse fin mars, elle avait évoqué une fausse couche, puis un parcours de PMA et de FIV resté sans résultat. C’est finalement au moment où elle avait mis ce projet de côté qu’elle est tombée enceinte. Elle est déjà maman d’un garçon de 7 ans.

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