Politique
Cinq candidats sur le gril pour lancer la primaire de gauche
Ils sont cinq à briguer l’investiture de la gauche. Ce mercredi, leur premier débat doit enfin les rendre visibles aux yeux d’un électorat encore loin de…


Ils sont cinq à briguer l’investiture de la gauche. Ce mercredi, leur premier débat doit enfin les rendre visibles aux yeux d’un électorat encore loin de la campagne.
La campagne entre dans le concret. Ce mercredi, les cinq prétendants se retrouvent pour un tout premier débat télévisé. Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal vont y confronter leurs idées devant une dizaine de citoyens. Ces derniers les interrogeront sur la transition écologique, la dette publique, le pouvoir d’achat ou les grands dossiers internationaux. Un format qui privilégie le face-à-face avec le public plutôt que les passes d’armes entre responsables de partis.
Le rendez-vous s’ouvre après plusieurs jours de tensions. Le député socialiste Philippe Brun a été écarté de la course, bien qu’il ait réuni les parrainages nécessaires, à cause d’accusations de violence portées par une ancienne collaboratrice. Suspendu à titre conservatoire, l’élu de l’Eure conteste cette décision. Il réclame sa réintégration et a saisi la justice en déposant un référé contre le parti, dont l’issue est très attendue.
Le climat s’est aussi durci entre les candidats. Ségolène Royal, déjà candidate à la présidentielle en 2007, a multiplié les attaques contre Raphaël Glucksmann, présenté comme le favori. Devant environ 200 personnes réunies à Alfortville, dans le Val-de-Marne, elle l’a comparé à un « stagiaire » à qui l’on ne confierait pas la direction d’une entreprise. Ces piques agacent jusqu’à son propre camp. Le député de l’Essonne Jérôme Guedj a fustigé une « chamaillerie de cour de récréation » indigne de l’enjeu, réclamant un débat apaisé autour des projets.
Tous les yeux seront donc braqués sur Raphaël Glucksmann. Sa prestation sera décortiquée, d’autant qu’il était apparu en difficulté lors d’un débat comparable en novembre. Son entourage jure qu’il est fin prêt et qu’il a musclé sa préparation. Boris Vallaud, qui dirige les députés socialistes et soutient l’eurodéputé, veut y voir une montée en puissance. L’ambition reste la même pour toute la gauche, capter l’attention du plus grand nombre. Deux autres débats suivront, les 1er et 4 octobre, avant le vote en deux tours les 9 et 10 puis les 16 et 17 octobre.
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