Politique
Ségolène Royal ressort « l’ordre juste » et promet une France tranquille
L’ancienne candidate à la présidentielle a relancé son slogan de 2007 lors de sa première réunion de campagne, dans un gymnase d’Alfortville. Sans…


L’ancienne candidate à la présidentielle a relancé son slogan de 2007 lors de sa première réunion de campagne, dans un gymnase d’Alfortville. Sans programme détaillé, elle a surtout prévenu que le centre social-démocrate finirait par céder.
Ségolène Royal a lancé sa campagne devant les siens. Pour sa première réunion publique, l’ancienne candidate à la présidentielle a posé ses valises dans un gymnase d’Alfortville, dans le Val-de-Marne, une ville tenue par l’un de ses soutiens, Luc Carvounas. La salle n’a pas fait le plein. Environ 600 organisateurs et quelques centaines de sympathisants y étaient réunis, loin d’un débordement populaire.
Sur le fond, pas de programme ciselé, mais des orientations. La candidate a ressorti un slogan qui remonte à sa campagne de 2007, « l’ordre juste », auquel elle a greffé « La France tranquille », un clin d’œil à François Mitterrand, dont elle fut la ministre. Pour elle, l’ordre juste consiste à remettre des règles, des droits et des devoirs, et à exiger que l’État et les institutions de la République soient exemplaires. Elle promet aussi aux jeunes générations de ne pas les laisser porter seules le poids des crises ou la fatalité du déclin.
À 73 ans, celle qui fut ambassadrice des pôles sous Emmanuel Macron entre 2017 et 2020, et députée des Deux-Sèvres, assume le combat. Elle a allumé la mèche de cette primaire en traitant Raphaël Glucksmann de « stagiaire » à qui l’on ne confierait pas une entreprise. Devant les journalistes, elle n’a pas voulu s’attarder sur ces échanges de piques, préférant rappeler qu’elle parle aux Français et qu’elle n’évoque les autres candidats que lorsqu’on l’interroge. Elle a tout de même lâché une prédiction, à savoir que le centre mou social-démocrate, teinté de macronisme, finira par s’effondrer.
Dans la salle, l’ambiance tenait surtout de la curiosité. Rémy Piogé, étudiant de 21 ans habitant la ville, confie ne pas être au PS mais être venu voir, jugeant Ségolène Royal la plus crédible des candidats grâce à son expérience. Il ne votera pas pour autant, à cause du prix du vote, fixé à 15 euros. Inès, infirmière de 41 ans, également d’Alfortville, veut découvrir son programme comme elle irait regarder ceux d’autres figures de gauche, sans être certaine de participer au scrutin.
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