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À Saint-Denis, un soutien massif au lycée Paul-Éluard en lutte

Ils étaient plusieurs centaines dimanche devant la mairie de Saint-Denis pour défendre le lycée Paul-Éluard, point chaud de la mobilisation lycéenne. Le…

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À Saint-Denis, un soutien massif au lycée Paul-Éluard en lutte

Ils étaient plusieurs centaines dimanche devant la mairie de Saint-Denis pour défendre le lycée Paul-Éluard, point chaud de la mobilisation lycéenne. Le maire Bally Bagayoko est venu apporter son appui aux personnels qui réclament le départ de leur proviseur.

La mobilisation ne faiblit pas autour du lycée Paul-Éluard. Dimanche, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant la mairie de Saint-Denis pour dénoncer ce qu’elles qualifient de « répression policière et administrative » au sein de l’établissement, l’un des points névralgiques du mouvement lycéen. Le maire insoumis de la ville, Bally Bagayoko, était présent pour afficher son appui.

Tout remonte à une intervention policière, le 15 octobre. Ce jour-là, les forces de l’ordre pénètrent dans le lycée pour interpeller un élève, une décision attribuée au proviseur. Le 2 novembre, près de la moitié du personnel vote une grève reconductible. Leur première revendication tient en une phrase, le départ du chef d’établissement. L’affaire a depuis pris une autre tournure, l’intervention policière faisant l’objet d’une enquête administrative qui a conduit à convoquer plusieurs enseignants. Mercredi, des dizaines de professeurs et d’élèves s’étaient déjà rassemblés devant l’inspection académique pour dénoncer une « répression politique ».

Devant la foule dimanche, le professeur Nathan Forderer a haussé le ton, entouré notamment d’Assa Traoré, figure du Comité Adama et du combat contre les violences policières. « Nous demandons au rectorat de ne pas réprimer un seul de nos collègues et de stopper cette enquête administrative ! », a-t-il lancé. Il a ajouté qu’aucun travail n’était possible avec un proviseur qui fait entrer la police dans les établissements. Il a appelé à « poursuivre la mobilisation », alors qu’une nouvelle journée de grève est annoncée pour mardi à l’appel d’organisations lycéennes, étudiantes et enseignantes.

Le maire a lui aussi durci le ton. Bally Bagayoko est venu porter le « soutien indéfectible » de sa majorité aux personnels en lutte. Il a dit avoir « alerté » le proviseur, estimant que ce dernier devait « tirer tous les enseignements » d’un acte « quasi irresponsable ». Il réclame la fin des « menaces » qui pèsent sur les enseignants et des « intimidations » visant certaines familles d’élèves. Il a aussi interpellé Emmanuel Macron, lui demandant de « cesser sa stratégie du pourrissement » du mouvement.

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