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L’IA presque absente de la campagne, Gabriel Attal veut en faire un enjeu central

Gabriel Attal juge surprenant que l’intelligence artificielle occupe si peu de place dans la campagne présidentielle. Il en fait pourtant un levier majeur…

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L'IA presque absente de la campagne, Gabriel Attal veut en faire un enjeu central

Gabriel Attal juge surprenant que l’intelligence artificielle occupe si peu de place dans la campagne présidentielle. Il en fait pourtant un levier majeur pour la productivité, le pouvoir d’achat et l’indépendance technologique de l’Europe.

Pour Gabriel Attal, le peu de place accordé à l’IA dans la campagne présidentielle ne tient pas debout. L’ancien Premier ministre compare cette situation à une élection qui se déroulerait au moment de l’invention de l’électricité sans que personne ne débatte de l’électricité. Il en tire un constat simple. Une technologie aussi structurante devrait être au cœur des choix politiques, pas reléguée au second plan.

Il distingue deux compétitions. D’un côté, la course aux meilleurs modèles d’IA, où les Américains avancent en tête selon lui. De l’autre, la diffusion massive de l’IA dans l’économie et la société, un terrain sur lequel les Chinois prennent de l’avance. Pour lui, c’est cette deuxième bataille qui peut changer le quotidien, car elle permettrait de gagner en productivité et, à terme, de faire progresser les salaires en France.

Le candidat défend deux mesures. Un crédit d’impôt productivité pour aider les entreprises à financer l’adoption de solutions d’IA. Et une formation de 20 millions de Français en trois ans. Derrière ces propositions, il y a une idée de calendrier. Il estime qu’il n’est pas encore trop tard, mais que dans cinq ans, le retard pourrait devenir impossible à combler.

Gabriel Attal place aussi le débat sur le terrain de la souveraineté. Sans virage rapide, il craint que la France et l’Europe finissent par dépendre des modèles américains et chinois, avec à la clé un risque de se faire racketter selon ses mots. Il plaide donc pour des décisions radicales et pour une réponse à l’échelle européenne. Son idée est de bâtir une vraie fédération économique, technologique et écologique avec un cercle restreint de pays européens, une manière selon lui de réussir face à la concurrence.

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