Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

Cracovie meurtrie cherche à comprendre l’attaque qui a fait neuf morts

La Pologne observe deux jours de deuil après une fusillade qui a fait six morts sur la place du marché de Cracovie, puis la découverte des parents et de…

Article

le

Cracovie meurtrie cherche à comprendre l’attaque qui a fait neuf morts

La Pologne observe deux jours de deuil après une fusillade qui a fait six morts sur la place du marché de Cracovie, puis la découverte des parents et de la sœur du suspect. Le bilan total atteint neuf morts et quinze blessés, tandis que les enquêteurs explorent la piste ultranationaliste.

Au lendemain de l’attaque, la place du marché de Cracovie restait bouclée. Les cafés, restaurants et boutiques de souvenirs ont pour la plupart gardé porte close. Des habitants ont demandé aux policiers de franchir le cordon pour déposer une bougie sur les lieux, sans succès. Les drapeaux sont en berne et les programmes de radio ont été bousculés. Le clairon de l’église Sainte-Marie, sonné chaque heure depuis son clocher, ne s’est pas fait entendre depuis la soirée de samedi, une première depuis 1939. Une enquête pour acte à caractère terroriste a été ouverte.

Vers le milieu de l’après-midi, un homme est arrivé en voiture près de la place et a tiré au hasard sur des passants, des touristes, des chauffeurs de taxi et des cochers de calèches. La police est intervenue en quelques minutes. Une course-poursuite s’est engagée avec une Subaru noire. À une intersection, le véhicule a percuté une voiture à l’arrêt. L’assaillant, masqué, casqué et porteur d’un gilet tactique, est sorti et a échangé des tirs avec deux agents. Il avait un fusil semi-automatique de type AR-15. Les deux policiers ont été touchés. L’un d’eux, blessé, a réussi à le neutraliser.

Parmi les quinze blessés, cinq sont étrangers, de nationalités britannique, portugaise, russe, allemande et autrichienne. Dix Polonais sont aussi blessés, dont deux policiers. L’état des hospitalisés s’est légèrement amélioré dans la nuit, mais tous ne sont pas hors de danger. Parmi les six personnes tuées à Cracovie figurent deux étrangers, un Britannique et une femme dont la nationalité n’a pas été précisée. Le tireur, opéré, restait dans un état critique.

Les enquêteurs le croient seul et cherchent à établir ses motivations et son profil psychologique. Il vivait avec ses parents et sa sœur dans une ville moyenne à deux heures de route de Cracovie. Les corps des trois proches ont été retrouvés dans un appartement, tous atteints par balles. L’homme de 53 ans et les deux femmes de 52 et 21 ans sont les parents et la sœur du suspect. Il n’avait pas de casier judiciaire et fréquentait un club de tir avec son père. Le ministre de l’Intérieur a évoqué une personne sensible aux idées ultranationalistes. Selon lui, tout indique une attirance pour les idéologies d’extrême droite.

Ce drame intervient dans un pays de 38 millions d’habitants, réputé sûr, où les actes de violence restent rares, même si la guerre en Ukraine a rappelé que le conflit est proche. Ces derniers mois, plusieurs attaques au couteau ont visé des établissements scolaires. Le Premier ministre a dénoncé un culte de la violence entretenu sur les réseaux sociaux. Les Polonais n’avaient pas connu un massacre de civils de cette ampleur depuis la fin du régime communiste. La question qui monte est celle d’une menace terroriste venue de l’intérieur, et non seulement de l’étranger.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus