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Sécheresse, l’État promet plus de 1,3 milliard d’euros aux agriculteurs

Annie Genevard annonce une enveloppe qui pourrait dépasser les 1,3 milliard promis, avec des premiers versements dès octobre sur les comptes bancaires.…

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Sécheresse, l'État promet plus de 1,3 milliard d'euros aux agriculteurs

Annie Genevard annonce une enveloppe qui pourrait dépasser les 1,3 milliard promis, avec des premiers versements dès octobre sur les comptes bancaires. Dans le même temps, elle prévient que l’État ne pourra pas éponger la totalité des pertes.

Les agriculteurs vont-ils toucher davantage que prévu ? Annie Genevard laisse entendre que oui. La ministre de l’Agriculture a affirmé mercredi que le plan d’urgence annoncé début septembre, chiffré à 1,3 milliard d’euros, serait « probablement supérieur ». Elle a surtout donné une échéance très concrète aux exploitants. Dès le début du mois d’octobre, les premières aides arriveront « sur leur compte bancaire ».

L’été a été ravageur pour les cultures comme pour l’élevage. Le 4 septembre, la ministre avait déjà débloqué plus d’un milliard d’euros pour compenser une partie des dégâts. La somme n’a pas convaincu tout le monde. Plusieurs syndicats l’ont jugée « pas à la hauteur » de la détresse du secteur. La FNSEA, première organisation agricole du pays, réclame notamment un doublement des aides pour l’achat de gazole, alors que les prix du carburant flambent. Annie Genevard l’admet volontiers, colmater les brèches ne suffira pas. « Après ce plan d’urgence, il faut un plan de relance », plaide-t-elle, pour « donner des perspectives et de l’espoir au monde agricole qui en a infiniment besoin ».

Les chiffres, eux, donnent le vertige. Le président de l’AGPB, association rattachée à la FNSEA qui rassemble la majorité des cultivateurs de céréales à paille, blé, orge, avoine et seigle en tête, parle d’un bilan « catastrophique ». Il évalue les pertes à 6,5 milliards d’euros. Un gouffre. La ministre prévient aussitôt que « l’État ne peut pas compenser toutes les pertes de production ». Elle égrène les leviers déjà actionnés, allègement des charges, coup de pouce pour financer les engrais, prise en charge d’une partie des cotisations sociales, fonds mis à disposition des territoires pour acheter des semences. Mais pas question, selon elle, de faire « comme si la saison de production avait été normale ».

Reste l’autre dossier brûlant, celui de l’eau. La Coordination rurale invite les agriculteurs à « creuser » pour « faire des lacs ». La ministre a immédiatement haussé le ton. « Ne faites pas ça, n’amenez pas les agriculteurs à se mettre en défaut avec la loi », leur a-t-elle lancé. Sur le fond, elle assume une position tranchée. La France irrigue très peu au regard d’autres pays, estime-t-elle, et doit donc stocker davantage. Pas n’importe comment, précise-t-elle, de façon « intelligente » et « appropriée à la situation hydrologique des territoires ». Le tout au moment où l’eau est abondante.

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