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Les pêcheurs bloquent de nouveau dépôts et ports pour dénoncer le prix du carburant

Ils veulent faire entendre leur voix avant un rendez-vous attendu. Ce jeudi matin, des pêcheurs ont relancé leurs blocages à Frontignan et à Nice pour…

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Les pêcheurs bloquent de nouveau dépôts et ports pour dénoncer le prix du carburant

Ils veulent faire entendre leur voix avant un rendez-vous attendu. Ce jeudi matin, des pêcheurs ont relancé leurs blocages à Frontignan et à Nice pour protester contre la hausse du prix du carburant.

Ça a commencé très tôt. Vers trois heures du matin, plusieurs dizaines de pêcheurs se sont installés aux abords d’un dépôt pétrolier de Frontignan, dans l’Hérault. Les autorités ont compté entre 150 et 200 personnes au lancement de l’opération. Quatre heures plus tard, une trentaine d’entre elles tenaient toujours la position, rassemblées autour d’un feu alimenté par des palettes. Aucun camion-citerne ne peut franchir le barrage, même si les voitures des riverains continuent de circuler. Le même scénario s’était déjà joué la veille.

La mobilisation s’étend aussi sur l’eau. Une trentaine de bateaux occupent le port de Sète, selon la même source policière. « Nous menons une action symbolique », explique Ange Natoli, un représentant des pêcheurs, qui s’apprêtait à rejoindre Paris pour s’entretenir avec la ministre de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud.

Sur la côte, à Nice, l’ambiance reste calme. Une demi-douzaine de petites embarcations ferment l’entrée du port. Un navire de la Corsica Ferries, qui devait assurer une liaison vers la ville, a été redirigé vers Savone, en Italie, d’après une source portuaire. Quelques yachts, eux, patientent puisqu’ils devaient quitter les lieux dans la journée. Le maire de Nice, Eric Ciotti, devait rencontrer les pêcheurs dans la matinée. Le port niçois, lui, demeure avant tout une marina, avec seulement quelques liaisons de ferries.

Derrière ces actions, une revendication simple. Les professionnels dénoncent le coût du carburant, qui pèse lourd sur chaque sortie en mer. Mercredi, Sébastien Lecornu a demandé de prolonger jusqu’au 31 décembre les aides ciblées. Pour les pêcheurs, elles passent de 25 à 35 centimes par litre. Une façon de retrouver le plafond autorisé par la réglementation européenne, après une baisse décidée cet été, quand les prix avaient reculé. De quoi, espèrent les services du Premier ministre, permettre aux navires de continuer à prendre le large.

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