Économie
La Fed serre la vis, l’Europe garde le cap
Les principales Bourses du Vieux Continent évoluaient dans le vert à l’ouverture, portées par le repli des cours du pétrole. La première hausse des taux…

Les principales Bourses du Vieux Continent évoluaient dans le vert à l’ouverture, portées par le repli des cours du pétrole. La première hausse des taux américains depuis trois ans n’a pas refroidi les investisseurs.
Bonne humeur sur les places européennes. À Paris, le CAC 40 gagnait 0,60% pour s’afficher à 8.189,10 points. Francfort prenait 0,77%, Londres 0,73%. Plus largement, l’EuroStoxx 50 progressait de 0,80%, le FTSEurofirst 300 de 0,74% et le Stoxx 600 de 0,72%. Un élan que les marchés doivent en bonne partie à la détente des prix du pétrole, qui allège la pression sur le marché obligataire et redonne de l’allant aux actions. L’escalade en mer Rouge, elle, continue de peser sur les esprits.
Car la décision de la Réserve fédérale américaine n’a rien d’anodin. La banque centrale a relevé son objectif de taux des fed funds dans une fourchette de 3,75% à 4,00%. C’est la première fois depuis trois ans qu’elle touche aux coûts d’emprunt. Et elle a laissé entendre que d’autres hausses pourraient suivre dans les mois à venir, dans un contexte de flambée des prix de l’énergie et de tensions accrues au Moyen-Orient.
Son président, Kevin Warsh, a justifié cette approche en soulignant que l’inflation restait trop élevée. Un discours qui va à l’encontre des souhaits exprimés depuis longtemps par la Maison blanche. Le marché, lui, a déjà intégré une nouvelle hausse d’ici décembre, et estime à environ 50% la probabilité qu’elle intervienne dès le mois prochain.
Au total, trois relèvements sont anticipés par les opérateurs pour ce cycle de resserrement monétaire. Mais les « dots » de la banque centrale, ces projections des membres du FOMC, n’en laissent entrevoir qu’un seul de plus. « Le fait que l’inflation soit amenée à accélérer sur les prochains mois à cause des prix du pétrole élevés a contraint le FOMC à agir pour préserver sa crédibilité mais les dots semblent indiquer qu’un vrai grand cycle de hausses de taux n’est pas à l’ordre du jour », résume Bastien Drut, analyste chez CPRAM.
Le ton s’est durci partout. La Banque centrale européenne a également haussé le ton face à l’inflation provoquée par la situation au Moyen-Orient. La Banque d’Angleterre devrait laisser ses taux inchangés, mais les relever en novembre, selon les estimations des marchés. Les divisions en son sein sur ce vote seront scrutées de près. Les investisseurs attendent aussi les chiffres définitifs de l’inflation dans la zone euro pour le mois d’août.
Côté valeurs, Exosens s’envolait de près de 12% à Paris après avoir relevé ses perspectives financières annuelles. Sodexo profitait d’un relèvement de recommandation de la part de JP Morgan et gagnait 3,7%. Ailleurs en Europe, Bilfinger dévissait de 23%, après que le groupe allemand de services industriels a revu à la baisse, pour la deuxième fois, ses prévisions pour 2026.
À lire aussi

SociétéEn Ligne 6 joursÀ Port-Grimaud, les copropriétaires veulent divorcer de leur commune
PolitiqueEn Ligne 7 joursDavid Lisnard rempile à la tête des maires de France
PolitiqueEn Ligne 6 joursSénatoriales, le RN veut sa place pendant que droite et gauche se divisent
SociétéEn Ligne 2 joursCes influenceurs qui vendent du rêve et que leurs abonnés commencent à lâcher
PolitiqueEn Ligne 7 joursAurore Bergé refuse de qualifier le « grand remplacement » de raciste et se fait recadrer jusque dans son camp
ÉconomieEn Ligne 6 joursLe couperet de l’inflation plane sur Trump à quelques semaines du vote
MondeEn Ligne 6 jours25 ans après le 11-Septembre, New York se recueille sans Trump et avec un maire musulman
CultureEn Ligne 5 joursCéline Dion de retour sur scène, en larmes devant 30 000 fans à Nanterre
















