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Marine Le Pen veut interdire le voile en plusieurs temps

La candidate du Rassemblement national promet de commencer par des décrets visant les universités, les sorties scolaires, les fédérations sportives et les…

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Marine Le Pen veut interdire le voile en plusieurs temps

La candidate du Rassemblement national promet de commencer par des décrets visant les universités, les sorties scolaires, les fédérations sportives et les bâtiments publics. Elle inscrit cette interdiction dans un référendum consacré à la lutte contre les idéologies islamistes.

Marine Le Pen ne parle plus d’un coup de force, mais d’une avancée par paliers. Si les Français lui donnent le mandat qu’elle demande, la candidate du Rassemblement national veut interdire le voile de façon progressive. Sa première arme serait un décret. Il ciblerait les universités, les sorties scolaires, les fédérations sportives et les bâtiments publics. Objectif affiché, faire reculer le voile dans l’espace public. Elle présente cette étape comme parfaitement réalisable.

Cette interdiction s’inscrirait dans un référendum plus large. Le but annoncé, lutter contre les idéologies islamistes. Le texte aborderait aussi les financements, les mosquées radicales et les imams qui tiennent sur le territoire français des propos jugés inadmissibles. Il viserait encore à interdire les Frères musulmans. Marine Le Pen n’a donné aucune échéance pour cette consultation. Elle assure en revanche qu’elle étendra l’interdiction du voile par décret juste après le vote, dans les mêmes lieux. Pour elle, le dogmatisme n’est pas de son côté. Le dogme, dit-elle, c’est le voile. Elle dénonce une idéologie totalitaire islamiste qui fait pression sur les femmes et s’attaque à leur liberté comme à leur dignité.

Le calendrier reste flou, et il réserve une autre bataille. Ce référendum sur le voile ne viendrait pas immédiatement après l’élection. Il arriverait après un premier référendum constitutionnel, organisé dès son arrivée à l’Élysée, pour permettre l’application de son programme sur l’immigration. Cette réforme initiale pourrait toutefois se heurter à un obstacle de taille. La loi fondamentale ne peut pas, en théorie, être modifiée directement par référendum. La procédure doit d’abord passer par l’Assemblée et le Sénat.

Marine Le Pen refuse de voir dans le Conseil constitutionnel un contre-pouvoir du peuple. Elle affirme qu’il n’est ni législateur ni constituant. Et elle prévient qu’elle le rappellera à son président, Richard Ferrand, si nécessaire. Elle invoque l’exemple du premier président de la Ve République, Charles de Gaulle, qui a fait instaurer l’élection du chef de l’État au suffrage universel. Selon elle, il a eu raison de le faire. Elle estime qu’une jurisprudence très établie joue en sa faveur. Pour elle, la Constitution n’est pas faite sur mesure pour un client.

Elle martèle ensuite la même idée. Si les Français décident de modifier leur Constitution, personne ne peut les en empêcher. Aucun pouvoir ne se dresse au-dessus du peuple, ajoute-t-elle, et c’est ainsi que le général de Gaulle le voulait.

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