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Les frais de représentation d’Estrosi dans le collimateur du parquet de Nice

Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics visant l’ancien maire Christian Estrosi. Plus de 312 000 euros de frais de…

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Les frais de représentation d'Estrosi dans le collimateur du parquet de Nice

Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics visant l’ancien maire Christian Estrosi. Plus de 312 000 euros de frais de représentation remboursés sans justificatif sont au cœur du dossier.

Le signalement est venu de son propre camp. Eric Ciotti, qui a succédé à Christian Estrosi à la mairie de Nice en mars après trois mandats de ce dernier, a demandé à son prédécesseur de produire les justificatifs de ses notes de frais. Face à l’absence de pièces pour une partie d’entre elles, il a saisi le parquet au titre de l’article 40, ce qui a débouché sur l’ouverture d’une enquête pour détournement de fonds publics.

L’affaire ne sort pas de nulle part. L’association Transparence citoyenne avait déjà déposé plainte, en pointant plus de 312 000 euros de frais de représentation remboursés sans justificatif au bénéfice de Christian Estrosi entre 2016 et 2025. Interrogé à ce sujet, l’ancien maire avait expliqué qu’il s’agissait uniquement de repas avec des investisseurs et des personnalités du monde économique ou culturel, destinés à faire avancer les dossiers de la ville et de la métropole. Son avocat n’a pas réagi pour l’instant.

Ce dossier s’ajoute à une liste déjà bien remplie. La gestion de la reconstruction après la tempête Alex, en 2020, reste contestée. Christian Estrosi détient aussi le statut de témoin assisté dans l’enquête sur la sécurisation de la Promenade des Anglais le soir de l’attentat au camion bélier du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts.

Plus récemment, il a été placé en garde à vue dans une enquête portant sur l’organisation de plusieurs événements à Nice et sur la gestion des Grands Prix de Formule 1 du Castellet, dans le Var, entre 2018 et 2022. Il présidait alors le groupement d’intérêt public chargé de ces courses. L’ancien maire de Nice est aujourd’hui visé pour favoritisme et détournement de fonds, sans avoir été mis en examen à ce stade.

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