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Après les canicules, la France veut accélérer son adaptation au climat

Sébastien Lecornu confie au Cese une mission de conseil sur le plan d’adaptation au changement climatique. Le gouvernement cherche les leviers, et surtout…

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Après les canicules, la France veut accélérer son adaptation au climat

Sébastien Lecornu confie au Cese une mission de conseil sur le plan d’adaptation au changement climatique. Le gouvernement cherche les leviers, et surtout l’argent, pour préparer le pays à des conditions plus rudes.

Sébastien Lecornu a saisi mardi le Conseil économique, social et environnemental. Le Premier ministre lui demande de plancher sur le plan d’adaptation au changement climatique, que l’exécutif veut faire avancer plus vite. Et pour cause. Les canicules exceptionnelles de cet été ont mis en lumière les failles du pays face aux fortes chaleurs. L’heure n’est plus à la réflexion tranquille, mais à la mise en mouvement.

Dans un courrier daté de lundi, le chef du gouvernement sollicite la présidente du Cese, Claire Thoury. Il lui demande d’éclairer l’exécutif sur les enjeux et les leviers d’accélération de cette adaptation. Plusieurs pistes sont sur la table, comme les besoins de financement à moyen et long terme, la transition du secteur agricole ou encore le partage de la ressource en eau. L’instance consultative, qui rassemble syndicats, patronat et associations, doit rendre son avis pour janvier 2027.

Le Premier ministre estime que 85% des actions du troisième plan d’adaptation, lancé en mars 2025, sont déjà engagées. Mais pour lui, les événements climatiques de cette année prouvent une chose simple. Le pays doit accélérer sa préparation à des conditions plus dures. Il a donc missionné Monique Barbut, en charge de la Transition écologique, pour identifier d’ici début octobre des mesures d’accélération. Celles-ci concerneront le bâtiment, les transports, l’agriculture, l’eau, la forêt, l’enseignement et les conditions de travail. La saisine du Cese est présentée comme complémentaire et ne remet pas en cause la présentation promise pour la fin du mois.

L’été caniculaire a exposé les lacunes françaises en matière d’adaptation. Le ministère de l’Économie a prévenu que l’inaction climatique pourrait coûter cher, avec un impact estimé à 3,6% du Produit intérieur brut en 2050. Un chiffre qui donne la mesure de l’enjeu. L’adaptation figurera d’ailleurs au menu d’un séminaire gouvernemental jeudi, aux côtés du budget et du projet de loi intégrale sur les violences sexuelles contre les femmes et les enfants.

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