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Économie

L’inflation britannique repart à la hausse, tirée par le carburant

Les prix ont grimpé de 3,1% sur un an en août au Royaume-Uni, du jamais-vu depuis cinq mois. Sans l’énergie, la pression reste pourtant sage, à la veille…

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L'inflation britannique repart à la hausse, tirée par le carburant

Les prix ont grimpé de 3,1% sur un an en août au Royaume-Uni, du jamais-vu depuis cinq mois. Sans l’énergie, la pression reste pourtant sage, à la veille d’une réunion très attendue de la Banque d’Angleterre.

Le coût de la vie repart de l’avant outre-Manche. Les prix à la consommation ont progressé de 3,1% sur un an en août, après 2,9% en juillet. C’est le rythme le plus soutenu depuis cinq mois. Sur un mois, la hausse atteint 0,5%, contre 0,3% un mois plus tôt. Des chiffres qui collent à ce qu’anticipaient les économistes.

Mais il y a un bémol de taille. En retirant l’énergie de l’équation, la pression reste stable. L’inflation dite de base s’établit à 2,6% sur un an et à 0,3% sur un mois, quasiment inchangée par rapport au mois précédent. Traduction simple. Le coup de chaud vient d’abord du carburant et du transport, pas d’un emballement généralisé des prix.

Les causes de ce rebond sont assez limpides. Le prix de l’essence et du diesel s’est envolé, dans le sillage du brut. Les billets d’avion ont aussi flambé, en particulier sur les longues distances. La facture des matières premières achetées par les entreprises a grimpé, et avec elle le prix des biens qui sortent des usines. Le conflit entre les États-Unis et l’Iran au Moyen-Orient est directement en cause. Et ce n’est pas terminé. Les factures d’énergie des ménages, qui suivent les cours du marché avec un léger décalage, devraient encore grimper dans les mois à venir.

Toute cette agitation complique le travail de la Banque d’Angleterre, qui se penche sur sa politique monétaire dans les tout prochains jours. Son taux directeur devrait, une fois encore, rester bloqué à 3,75%. Les investisseurs, eux, évaluent à environ 20% la probabilité d’un relèvement d’un quart de point dès cette échéance. Ils parient en revanche à 75% sur deux hausses d’ici la fin de l’année, signe que l’inquiétude monte autour de l’effet des coûts de l’énergie sur les prix.

Pour le gouvernement, la marge de manœuvre fond. Des mesures de soutien ont déjà été dégainées face à la flambée du coût de la vie, mais les cartes se raréfient à l’approche du budget, attendu le 28 octobre, alors que les finances publiques sont en piteux état. L’exécutif martèle un argument. La guerre au Moyen-Orient fait monter les prix partout dans le monde, pas seulement au Royaume-Uni, et les ménages le ressentent sur leurs factures, dans leurs courses hebdomadaires et à la pompe.

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