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L’intelligence artificielle imagine les desserts des supérettes japonaises

Les konbini nippons, ces supérettes de proximité célèbres pour leurs produits inattendus, confient désormais leurs idées de gourmandises à des…

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L'intelligence artificielle imagine les desserts des supérettes japonaises

Les konbini nippons, ces supérettes de proximité célèbres pour leurs produits inattendus, confient désormais leurs idées de gourmandises à des algorithmes. Lawson et FamilyMart misent sur l’IA pour surprendre leurs clients, quitte à s’affranchir des recettes qui marchent.

Une tarte au citron parfumée au cornichon. Un petit pain fourré de pâte de haricot rouge, de margarine et de yaourt. Voilà ce que Lawson, l’un des plus gros exploitants de konbini au Japon, s’apprête à mettre en rayon. L’enseigne a annoncé le lancement prochain de trois nouveaux produits alimentaires, fruits d’un processus de création assez particulier.

Pour trouver ces idées, l’entreprise a fait appel à l’intelligence artificielle pendant ses séances de réflexion. Particularité de la méthode, elle l’a privée volontairement des chiffres de ventes passées comme des données du marché. Le but affiché est simple. Sortir des sentiers battus, éviter de reproduire ce qui fonctionne déjà et laisser l’imagination travailler sans les habitudes de consommation comme filet de sécurité. Ces nouveautés débarqueront bientôt à Tokyo et dans une partie du pays.

Chez le concurrent FamilyMart, la recette est un peu différente. L’enseigne a cette fois nourri l’IA avec ses propres données de ventes pour l’aider à concevoir un cannelé dont la pâte contient de la patate douce et qui se nappe de sauce au caramel. Le dessert sera vendu dans tout le Japon la semaine prochaine. La chaîne explique vouloir du neuf, tout en gardant de bonnes chances de séduire les clients.

Cette façon de travailler n’est pas une première. FamilyMart avait déjà testé, en juillet, un biscuit-sandwich garni d’une épaisse crème au lait, imaginé avec l’aide de l’IA. Le produit a trouvé son public, ce qui a convaincu l’entreprise de remettre ça. D’autres articles du même genre devraient suivre dans les prochains mois. Dans les deux enseignes, la machine n’a toutefois pas les coudées franches. Elle sert surtout à la phase créative, tandis que des spécialistes humains restent aux commandes du développement.

Ce recours grandissant à l’intelligence artificielle s’accompagne d’un débat de fond. Plusieurs voix se sont élevées récemment, y compris chez des dirigeants du secteur, pour réclamer un encadrement de ces technologies. L’enjeu, mieux cerner les risques liés à leurs nouvelles capacités, à mesure qu’elles s’installent dans des domaines aussi concrets que le contenu d’un rayon de supérette.

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