Faits Divers
Des policiers municipaux de Carcassonne filmés en train de proférer des insultes racistes et sexistes
Une vidéo captée par hasard montre des agents de la ville en train de tenir des propos racistes, sexistes et complotistes. Le parquet enquête et les…


Une vidéo captée par hasard montre des agents de la ville en train de tenir des propos racistes, sexistes et complotistes. Le parquet enquête et les réactions politiques se multiplient.
L’affaire débute par un enregistrement inattendu. En novembre 2025, un passant filme des policiers municipaux de Carcassonne sans être remarqué. Dans la discussion qui s’engage, un agent se distingue par sa franchise brutale. À propos de conducteurs rapides, il utilise une insulte raciste et les moque en disant qu’ils étaient encore sur un chameau la veille. D’autres séquences dévoilées ensuite laissent entendre des remarques sexistes et des raisonnements complotistes. L’ensemble donne une image très sombre de ceux qui sont censés faire respecter l’ordre.
Rapidement, des extraits de la vidéo circulent. Le parquet de Carcassonne confirme qu’une enquête est déjà ouverte, sans préciser depuis quand. La justice ne reste pas inactive. Cette affaire est prise au sérieux. Ces déclarations dépassent la simple provocation.
Les réactions politiques ne tardent pas. Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, juge ces propos absolument inacceptables. Elle parle d’un délit et dénonce une libération de la parole raciste. Louis Alliot, maire RN de Perpignan et vice-président du parti, choisit de son côté l’expression d’irresponsables dangereux. Il affirme que ces agents jettent la suspicion sur l’ensemble de la police municipale, tout en y voyant un cas isolé. Une analyse que Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, conteste avec virulence. Sur X, il écrit que rien n’a changé dans ce Rassemblement national qu’il juge gangrené par le fascisme. Un détail a attisé la polémique. Des photos montrent ce même agent en train de participer au service d’ordre, en février, lors de la venue de Jordan Bardella à Carcassonne.
Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, exprime son écœurement devant ces propos racistes, misogynes et ces appels à la violence. Elle réclame des sanctions contre les agents. Au-delà des réactions politiques, l’affaire pose une question de confiance. Comment continuer à faire confiance à des agents qui tiennent ce genre de discours en croyant que personne ne les écoute ? La blessure est réelle et ne se refermera pas du jour au lendemain.
L’enquête dira qui a parlé et ce qui est punissable. Des sanctions disciplinaires sont également possibles. Pour la ville de Carcassonne, cette histoire tombe mal. Les policiers municipaux sont les premiers visages de l’autorité dans les rues. Quand l’un d’eux se laisse aller à la haine, tous les autres sont éclaboussés.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 7 joursLe député Sébastien Delogu passe huit heures en garde à vue après une vive dispute avec des policiers



PolitiqueEn Ligne 7 joursFrance Inter en grève contre un éditorialiste recruté chez Valeurs actuelles



MondeEn Ligne 7 joursL’Iran jure une riposte capable de briser l’Amérique après le bombardement d’une noce



Faits DiversEn Ligne 6 joursUn père tue ses deux enfants et sa belle-mère puis met fin à ses jours en Haute-Saône



SociétéEn Ligne 4 joursMarionnaud face à la reprise, les salariés baissent le rideau



PolitiqueEn Ligne 2 joursQui pour succéder à Emmanuel Macron ? La bataille est déjà lancée



EuropeEn Ligne 5 joursL’AfD roule sur les mobylettes d’une famille juive persécutée pour séduire les nostalgiques de l’Est



PlanèteEn Ligne 5 joursUn pan de montagne s’est arraché au Népal et a tout balayé sur vingt kilomètres








