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Qui pour succéder à Emmanuel Macron ? La bataille est déjà lancée

Dans moins de huit mois, Emmanuel Macron quittera l’Elysée. Les prétendants, déclarés ou non, se bousculent déjà pour lui succéder.

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Qui pour succéder à Emmanuel Macron ? La bataille est déjà lancée

Dans moins de huit mois, Emmanuel Macron quittera l’Elysée. Les prétendants, déclarés ou non, se bousculent déjà pour lui succéder.

Le compte à rebours a commencé. Emmanuel Macron achève son deuxième mandat et doit passer la main le 13 mai 2027, quelques semaines après l’élection des 18 avril et 2 mai. La course est d’autant plus imprévisible que les ambitions se multiplient. Marine Le Pen part favorite avec environ 35% d’intentions de vote au premier tour, selon les dernières enquêtes. Mais rien n’est joué. Pour participer, chaque candidat devra réunir 500 parrainages d’élus locaux. En 2022, douze noms avaient réussi l’exercice. Le record de 2002, lui, reste à seize prétendants. Il pourrait tomber.

Dans le camp national comme à droite, la bataille fait rage. Marine Le Pen, condamnée en juillet dans l’affaire des assistants parlementaires européens, s’est pourvue en cassation et a confirmé sa quatrième candidature. Son dauphin Jordan Bardella est attendu à Matignon si elle gagne. Côté macronistes, Gabriel Attal a annoncé sa candidature à la fin du mois de mai, mais il court derrière Édouard Philippe dans les sondages. L’ancien Premier ministre récolte environ 17% des voix, soutenu par des figures comme Gérald Darmanin ou Maud Brégeon. Il est toutefois visé par une enquête pour détournement de fonds publics et favoritisme autour de la Cité numérique du Havre. À droite, Bruno Retailleau a été adoubé par 73,8% des adhérents LR, sans parvenir à créer l’élan espéré. David Lisnard, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau et Florian Philippot complètent le tableau. Chacun espère tirer son épingle du jeu.

À gauche, les ambitions se marchent dessus. Jean-Luc Mélenchon se présente pour la quatrième fois, fort de son score de 2022 où 420 000 voix lui avaient manqué pour accéder au second tour. Le communiste Fabien Roussel joue aussi sa carte. Le Parti socialiste organise une primaire les 11 et 18 octobre, ouverte au mouvement Place publique mais fermée aux écologistes et aux anciens insoumis. Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal et d’autres s’y préparent. Marine Tondelier, elle, a fait valider sa candidature du côté des Écologistes, sans passer par cette primaire. Clémentine Autain, François Ruffin, Delphine Batho ou Karim Bouamrane avancent chacun avec leur étiquette. Nathalie Arthaud défend les couleurs de Lutte ouvrière pour la quatrième fois.

D’autres encore entretiennent le mystère. Éric Zemmour prévoit une officialisation à l’automne. François Hollande se prépare en misant sur son expérience, Bernard Cazeneuve affirme une volonté pleine et entière, Manuel Valls temporise. Michel Barnier se sent capable, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez défendent deux visions concurrentes de la droite. Et puis il y a les profils inattendus, de Michel-Édouard Leclerc à Natacha Polony, en passant par Matthieu Pigasse. Dominique de Villepin continue de chercher les parrainages qui lui manquent et Jean Lassalle avance tout doucement. L’Elysée attire décidément plus de monde que jamais.

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