Politique
Marine Le Pen vole au secours des buralistes avec un gel des taxes sur le tabac
Les buralistes tirent la sonnette d’alarme sur le prix du tabac et le marché parallèle. La candidate du Rassemblement national leur apporte son soutien et…


Les buralistes tirent la sonnette d’alarme sur le prix du tabac et le marché parallèle. La candidate du Rassemblement national leur apporte son soutien et expose sa méthode.
Les buralistes passent à l’action. Entre la flambée des prix et un marché parallèle qui prospère, leur confédération appelle à une grande mobilisation nationale pour défendre les commerces de proximité et les territoires. Marine Le Pen leur répond en publiant une lettre ouverte.
Dans ce courrier, la candidate du Rassemblement national juge cette mobilisation parfaitement légitime. Elle promet de protéger celles et ceux qui travaillent dans la légalité, de s’attaquer sérieusement aux organisateurs de trafics et de rendre de la visibilité à une profession décrite comme indispensable à la vie sociale et économique des petites communes comme des grandes villes.
Sur le volet économique, sa proposition principale vise à stopper l’escalade fiscale. Elle défend un gel des taxes sur le tabac et une désindexation des prix par rapport à l’inflation. À ses yeux, une politique publique ne saurait se résumer à l’augmentation permanente du prix des paquets.
La répression n’est pas oubliée. Elle réclame un net durcissement des sanctions contre les trafiquants et les vendeurs à la sauvette. Elle souhaite aussi élargir les prérogatives des policiers municipaux afin qu’ils puissent participer aux saisies de produits illicites.
L’ampleur du phénomène donne la mesure du problème. Les cigarettes consommées sur le territoire métropolitain mais échappant à la fiscalité nationale ont coûté en moyenne 4,3 milliards d’euros à l’État en 2023, d’après une étude des douanes rendue publique en octobre 2025. Un rapport du Sénat daté de mai 2024 détaille la répartition autour d’un paquet de vingt cigarettes haut de gamme vendu 12,50 euros. L’État empoche 10,50 euros, le buraliste récupère 1 euro et le fabricant aligne une marge du même montant. Trois chiffres qui en disent long sur les difficultés du métier.
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