Économie
La France prépare sa réponse à SpaceX depuis Vernon
À Vernon, l’usine de fusées réutilisables MaiaSpace sort de terre. Ce chantier doit aider l’Europe à rattraper son retard sur SpaceX.


À Vernon, l’usine de fusées réutilisables MaiaSpace sort de terre. Ce chantier doit aider l’Europe à rattraper son retard sur SpaceX.
Le coup d’envoi a été donné ce vendredi dans l’Eure. Sébastien Lecornu s’est déplacé à Vernon pour lancer la construction de la future usine de MaiaSpace, une entreprise rattachée à ArianeGroup. Le Premier ministre a profité de l’occasion pour envoyer un message clair aux équipes. Selon lui, le temps presse et l’État « joue gros » dans ce pari industriel. Autour de lui, les patrons de MaiaSpace et d’ArianeGroup ainsi que le président de la région Normandie ont entendu un discours marqué par l’inquiétude pour les politiques spatiales européennes, avec des « nuages plutôt noirs et nombreux » à l’horizon.
Le site doit s’étendre sur 12 000 mètres carrés à terme. Il fabriquera les étages et divers composants des fusées. Ces éléments seront ensuite transportés vers Le Havre puis expédiés en Guyane française. MaiaSpace y a obtenu l’ancien pas de tir des Soyouz, à Kourou, pour l’assemblage final. La cadence annoncée est soutenue. À partir de 2032, la start-up espère produire chaque année une vingtaine d’étages supérieurs, consommés à chaque mission, et un nombre variable d’étages principaux en fonction de la récupération par barge. Ses effectifs ont déjà bondi, passant d’une vingtaine de personnes en 2022 à plus de 400 aujourd’hui.
Le fossé reste toutefois immense avec SpaceX. La société américaine réutilise ses lanceurs depuis 2015 et sa Falcon 9 peut emporter 22,8 tonnes en orbite basse. MaiaSpace, elle, reste bloquée à 4 tonnes. En récupérant son premier étage, la jeune entreprise espère diviser ses coûts par deux, un avantage compétitif précieux. Mais elle n’en est pas encore au pas de tir. Le premier lancement, un temps prévu en 2025, est désormais attendu au second semestre 2027.
Pour gagner du temps, MaiaSpace pourra s’appuyer sur la méthode Notre-Dame. Derrière ce nom se cache une volonté simple, celle de simplifier les procédures et d’accélérer le calendrier. Sébastien Lecornu a également relié ce projet à la question de la souveraineté. Alors que le budget de l’État sera examiné à partir d’octobre au Parlement, le Premier ministre appelle à des choix courageux. Il a cité la sécheresse et l’effondrement des rendements agricoles parmi les risques financiers à ne pas négliger. Selon lui, la maîtrise du déficit est la condition pour éviter le pire.
À lire aussi





ÉconomieEn Ligne 5 joursLe durian chasse le café des hauts plateaux vietnamiens



SportsEn Ligne 6 joursLe promu Troyes s’envole, Angers s’illumine, Auxerre s’enlise



PolitiqueEn Ligne 6 joursSégolène Royal défie les peurs et se lance dans la primaire socialiste



PolitiqueEn Ligne 6 joursPhilippe et Hollande s’affrontent sur la fiscalité à huit mois de la présidentielle



PolitiqueEn Ligne 4 joursJordan Bardella écarte la police du vêtement et promet un référendum sur l’islamisme



SportsEn Ligne 6 joursBlandine L’Hirondel, reine de l’UTMB après une nuit de folie



PolitiqueEn Ligne 6 joursLecornu écarte la présidentielle et sort un budget de transition pour 2027



SportsEn Ligne 5 joursDjibril Sidibé voit rouge 43 secondes après son entrée en jeu








