Faits Divers
Air India victime d’une double panne en plein vol et d’un pilote positif à une substance psychoactive
En août dernier, un Airbus A320 d’Air India a brutalement chuté entre Phuket et New Delhi avec 145 personnes à bord. Les enquêteurs viennent de révéler…

En août dernier, un Airbus A320 d’Air India a brutalement chuté entre Phuket et New Delhi avec 145 personnes à bord. Les enquêteurs viennent de révéler une combinaison de défaillances techniques et humaines qui soulève de sérieuses questions.
Le scénario a de quoi inquiéter. Le 4 août, un Airbus A320 transporte 137 passagers et 8 membres d’équipage vers New Delhi. Soudain, l’appareil perd de l’altitude sans raison apparente. À bord, la peur est totale. Vingt-quatre personnes sont blessées. Puis l’avion se stabilise et finit par atterrir sans encombre. Sur le moment, on parle d’un simple incident. Les semaines suivantes vont révéler une réalité bien plus complexe.
Le rapport préliminaire diffusé vendredi par les enquêteurs indiens de l’AAIB, avec l’aide d’Airbus et du BEA français, dresse un tableau précis de la panne. Pendant plusieurs secondes, le système de pilotage détecte la perte de trois systèmes hydrauliques. Conséquence directe, le pilote automatique se désactive et une alarme de décrochage retentit pendant deux secondes. L’appareil monte alors de 113 mètres avant de chuter de 89 mètres. Un vrai yoyo dans le ciel, classé comme incident grave. Puis, aussi vite qu’elle est apparue, la défaillance disparaît et l’avion retrouve des conditions de vol normales.
Mais le volet technique n’est pas le seul problème. Les analyses montrent que le pilote a été testé positif à une substance psychoactive, sans plus de précisions. Les médias locaux avaient évoqué à l’époque une consommation de cannabis par le commandant de bord. Pour les enquêteurs, c’est une grave source de préoccupation. Comment un pilote peut-il se retrouver sous l’emprise d’un tel produit aux commandes d’un avion de ligne plein de passagers ? Face à cette affaire, Air India a réagi immédiatement en instaurant un dépistage obligatoire de stupéfiants pour l’ensemble de son personnel navigant technique. Une mesure qui arrive après les faits, mais qui montre à quel point la confiance est ébranlée.
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