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Limoges regarde son hôtel de ville partir en fumée

Un bâtiment de 1883 ravagé par les flammes au terme d’une manifestation qui a basculé. Le maire et le préfet parlent d’une perte majeure pour le…

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Limoges regarde son hôtel de ville partir en fumée

Un bâtiment de 1883 ravagé par les flammes au terme d’une manifestation qui a basculé. Le maire et le préfet parlent d’une perte majeure pour le patrimoine et pointent des casseurs venus détruire, pas des manifestants.

À Limoges, l’hôtel de ville n’est plus qu’une carcasse fumante. Le toit s’est effondré sur les étages inférieurs, sauf dans l’aile ouest, et les deux tiers de la façade ont déjà disparu. Le beffroi s’est effondré. L’édifice inauguré en 1883, dont l’architecture s’inspirait de l’hôtel de ville de Paris, est aujourd’hui largement perdu, de l’aveu du maire et du préfet de Haute-Vienne. Aucun élu ni agent présent sur place n’a été blessé.

Les flammes ont pris en fin de manifestation. Environ 5 000 personnes avaient répondu à l’appel de la journée nationale de mobilisation. Parmi elles, plusieurs centaines d’individus décrits comme radicalisés et extrêmement violents s’en sont pris aux forces de l’ordre près de l’autoroute que la foule voulait investir. Les policiers ont essuyé une pluie de projectiles. Des automobilistes ont été pris à partie, un pare-brise a volé en éclats.

Le cortège s’est ensuite tourné vers la mairie. Des vitres brisées, une intrusion, puis le feu. Les policiers municipaux présents ont réussi à sortir juste avant, alors que les assaillants leur auraient annoncé qu’ils allaient les tuer. La préfecture a été visée à son tour, et des commerces du centre-ville pillés par ce que le préfet nomme des pillards d’opportunité.

Guillaume Guérin, le maire, ne mâche pas ses mots. Il dénonce la haine du drapeau français, des institutions, des élus, des policiers, de tout ce qui incarne l’autorité. Il refuse d’y voir de la bêtise et parle de gens très méthodiques, pas de petits délinquants. Le préfet Maurice Barate évoque une catastrophe patrimoniale et un acte volontaire de casseurs, pas de manifestants. Quatre voitures de la police nationale et deux de la police municipale ont brûlé ou été fortement endommagées.

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