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Wall Street vacille sous le poids des dettes de l’intelligence artificielle

Les places new-yorkaises ont clôturé en nette baisse, minées par les doutes sur la capacité des entreprises d’IA à rembourser leurs emprunts. La flambée…

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Wall Street vacille sous le poids des dettes de l'intelligence artificielle

Les places new-yorkaises ont clôturé en nette baisse, minées par les doutes sur la capacité des entreprises d’IA à rembourser leurs emprunts. La flambée du pétrole a ajouté à la fébrilité des investisseurs.

La clôture a viré au rouge à New York. Le Dow Jones a reculé de 0,34 %, soit 175,28 points, pour terminer à 52 002,41 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a lâché 84,62 points, une baisse de 1,09 %, à 7 659,44 points. Le Nasdaq Composite a lui décroché de 572,99 points, soit 2,14 %, à 26 140,034 points. Rapporté à l’ensemble de la semaine, le tableau est encore plus sombre. Le Nasdaq abandonne près de 4,5 % et le S&P 500 près de 2 %, leur repli hebdomadaire le plus marqué depuis juin.

Le cœur du problème tient aux entreprises qui bâtissent les infrastructures de l’intelligence artificielle. Lourdement endettées, elles peinent à dégager des bénéfices assez vite pour honorer leurs échéances, alors que le coût de l’argent s’annonce plus élevé. Leurs titres trinquent. CoreWeave, pourtant épaulé par Nvidia, a plongé de 11,9 %, portant sa chute à environ 25 % sur les cinq dernières séances. Broadcom a perdu 4,5 %, et l’indice PHLX des puces électroniques a cédé 3,8 %, enchaînant une huitième séance de baisse d’affilée.

À cette nervosité s’ajoute la flambée des cours du pétrole, qui ont grimpé de plus de 3 %. En cause, les craintes autour de l’approvisionnement au Moyen-Orient. De quoi pousser les investisseurs à la prudence. La hausse des prix de l’or noir a tendance à peser sur le ratio cours/bénéfice des actions, ce qui incite beaucoup de monde à serrer les rangs plutôt qu’à prendre davantage de risques avant de refermer la semaine. Un réflexe de repli qui traduit surtout un manque de visibilité, tant sur le calendrier des bénéfices attendus que sur le niveau des taux à venir.

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