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Paul Seixas, 20 ans, un Monument en poche et un avenir à faire trembler le peloton

À seulement 20 ans, il vient de s’offrir le Tour de Lombardie, devenant le plus jeune vainqueur d’un Monument de l’histoire. Un exploit qui impressionne…

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Paul Seixas, 20 ans, un Monument en poche et un avenir à faire trembler le peloton

À seulement 20 ans, il vient de s’offrir le Tour de Lombardie, devenant le plus jeune vainqueur d’un Monument de l’histoire. Un exploit qui impressionne jusqu’à ses propres rivaux.

Il n’a que 20 ans et il vient de réussir ce que très peu de coureurs touchent du doigt en une carrière entière. Paul Seixas, sous les couleurs de Decathlon CMA CGM, a remporté le Tour de Lombardie. Un Monument. Et pas n’importe comment, puisqu’il devient tout simplement le plus jeune coureur de l’histoire à triompher sur l’une de ces épreuves mythiques. Sur la montée du Civiglio, il a même avalé les temps de référence de Tadej Pogacar. Sans forcer. Intouchable.

Le lendemain, il était engagé sur une course de VTT. Il y a été battu, sans doute le réservoir vide après sa démonstration de la veille. Mais ce que le peloton a vu samedi, personne ne l’a oublié de sitôt.

Parmi les témoins directs de cette accélération foudroyante, Julien Bernard. Le coureur de Lidl-Trek, 34 ans, ne cache pas son admiration. « Quand je l’ai vu passer, ça tirait déjà la langue derrière », raconte-t-il. Pour lui, Seixas n’atteindra peut-être pas le niveau de Pogacar, qu’il place au sommet absolu, déjà au-dessus de Merckx à ses yeux. Mais à une condition. Qu’il garde la tête froide et reste tel qu’il est. Alors, assure-t-il, ce sera un champion.

Le Bourguignon a aussi pointé autre chose, plus discret. La manière dont le jeune homme a encaissé son échec aux Mondiaux de Montréal. « Je l’ai trouvé dur avec lui-même, et les gens aussi envers lui », glisse-t-il. À 20 ans, les mauvais jours sont normaux. Lui-même, à cet âge, avait des crampes sur le Tour de Côte-d’Or. Mais la réaction de Seixas, cette capacité à se remettre debout, c’est la marque des grands. Selon lui, c’est exactement ce qui va le faire progresser.

La saison parle d’elle-même. La Flèche Wallonne, le Tour du Pays Basque, l’Ardèche Classic. Une quatrième place sur son premier Tour de France. Une médaille de bronze sur le contre-la-montre des Mondiaux. Et l’an dernier à Kigali, pour sa première année chez les espoirs, une 13e place et meilleur Tricolore sur l’une des courses les plus dures de l’histoire. À 19 ans.

Autant dire que le cyclisme français tient là un phénomène. Reste à voir jusqu’où il ira.

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