Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

Une interpellation dérape au lycée Paul-Eluard et finit devant la justice

Le parquet de Bobigny enquête sur des violences visant des policiers après le blocage du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis, et l’interpellation ratée d’un…

Article

le

Une interpellation dérape au lycée Paul-Eluard et finit devant la justice

Le parquet de Bobigny enquête sur des violences visant des policiers après le blocage du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis, et l’interpellation ratée d’un lycéen. Les enseignants, eux, dénoncent l’entrée des forces de l’ordre dans leur établissement et réclament le départ du proviseur.

Le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis reste l’un des points chauds du mouvement lycéen qui agite les établissements depuis la mi-septembre. Jeudi, plusieurs centaines d’élèves et de membres du personnel éducatif s’étaient rassemblés devant les grilles pour bloquer l’entrée. C’est là que des policiers du commissariat de la ville ont été insultés et bousculés, selon le parquet de Bobigny, qui a ouvert une enquête pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Trois suspects ont été interpellés dans la foulée. Un quatrième a réussi à se glisser à l’intérieur du lycée.

Ce dernier est mineur. Avec l’accord du chef d’établissement et de sa hiérarchie, la police est entrée pour l’interpeller dans un bureau administratif. La suite a dérapé. À la sortie du bureau, les fonctionnaires ont été pris à partie et bousculés par des enseignants et des personnels bien décidés à les empêcher de repartir avec le jeune interpellé. Pour pouvoir sortir en sécurité, les policiers ont fini par le relâcher. Le lycéen sera entendu très prochainement. Les agents, eux, dénoncent les violences dont ils se disent victimes et ont déposé plainte. Ils doivent passer prochainement devant un médecin.

La journée de vendredi s’annonce tout aussi tendue. Les personnels de Paul-Eluard ont annoncé un point presse devant l’établissement dans l’après-midi. Ils veulent dénoncer ce qu’ils appellent une « répression policière d’une extrême violence » subie par leurs élèves, et réclament le départ immédiat du proviseur. Ils lui reprochent en particulier d’avoir laissé la police franchir les portes du lycée pour arrêter un lycéen. La préfecture de police, de son côté, explique que les policiers ont été « empêchés » et qu’ils se sont retirés afin de rétablir le calme.

Deux récits pour une même scène, et un établissement qui reste sous pression. Depuis le début de la mobilisation lycéenne, Paul-Eluard est l’un des lycées les plus suivis par les médias. Ce qui s’y joue dépasse désormais la simple question du blocage. D’un côté, des policiers qui estiment avoir été pris pour cible dans l’exercice de leur mission. De l’autre, des équipes éducatives qui refusent que l’école devienne un lieu d’interpellation. Entre les deux, un proviseur dont le départ est réclamé par une partie de son personnel, et un adolescent qui devra bientôt s’expliquer.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus