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Natacha Polony veut remettre l’État au volant pour défendre l’industrie française

Pour son premier déplacement de campagne, la candidate à l’Élysée a choisi le salon de l’automobile. Elle y a dénoncé une concurrence chinoise qu’elle…

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Natacha Polony veut remettre l'État au volant pour défendre l'industrie française

Pour son premier déplacement de campagne, la candidate à l’Élysée a choisi le salon de l’automobile. Elle y a dénoncé une concurrence chinoise qu’elle juge faussée et promis de porter la voix de tous ceux qui refusent la résignation.

C’est au lendemain de l’annonce officielle de sa candidature que Natacha Polony a fait ses premiers pas de candidate. Direction le salon de l’automobile, entourée d’une nuée de journalistes, dont beaucoup sont ses anciens confrères. L’ex-journaliste et essayiste l’assume sans détour, elle ressent une vraie émotion à porter la voix de tous ces gens croisés pendant des années dans le cadre de son métier. Des gens, dit-elle, qui ne sont pas résignés. Et face à ceux qui l’ont suivie, elle martèle une idée simple. Faire autrement, c’est possible.

Le fond de son projet tient en quelques mots, avec l’État comme chef d’orchestre. Très critiqué ces temps-ci, l’État reste pour elle l’outil qui permet de planifier et de désigner ce qui compte vraiment pour le pays. Concrètement, cela passe par une remise à plat des normes et par l’usage de la commande publique au bénéfice de ceux qui produisent et inventent sur le sol français. Un discours de défense de l’industrie et du made in France qui rappelle celui d’Arnaud Montebourg, dont elle est proche. Sa conviction, c’est que ce retour de la puissance publique servira à protéger les intérêts nationaux.

L’automobile lui sert d’illustration. Le secteur, selon elle, a été fragilisé par l’arrivée massive des véhicules chinois en Europe, au point de menacer des dizaines de milliers d’emplois et toute la chaîne des sous-traitants. Elle dénonce un dogme, celui d’une concurrence présentée comme libre et non faussée, alors qu’elle la juge totalement biaisée. Sa cible n’est pas seulement Pékin. Elle pointe aussi les choix de l’Allemagne, qui aurait laissé la place aux voitures chinoises pour préserver ses propres exportations. D’où son appel à ce que la France fasse valoir ses intérêts et revienne en force sur la scène européenne. Jusqu’à réclamer un état d’urgence de la production.

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