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Attal et Mélenchon se disputent les jeunes électeurs

Le candidat Renaissance a déroulé son « pacte pour la jeunesse » samedi à Lyon, en réponse à une mobilisation lycéenne qui bouscule la campagne. Jean-Luc…

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Attal et Mélenchon se disputent les jeunes électeurs

Le candidat Renaissance a déroulé son « pacte pour la jeunesse » samedi à Lyon, en réponse à une mobilisation lycéenne qui bouscule la campagne. Jean-Luc Mélenchon lui répondra dimanche depuis Clermont-Ferrand, dans un face-à-face à distance assumé.

C’était son premier « meeting régional », cinq mois après s’être lancé dans la course. Gabriel Attal a réuni environ 2 000 personnes dans un amphithéâtre lyonnais, ambiance de tribune de football avec des tee-shirts « Don’t worry, be Gaby » et des tifos posés sur les sièges restés vides. Le maire divers droite de Montélimar, Julien Cornillet, est venu afficher son soutien, et les Jeunes En Marche se sont chargés du bruit. Un décor qui en dit long sur l’objectif du moment. Toujours distancé par Édouard Philippe dans les enquêtes d’opinion, l’ancien Premier ministre veut se poser en alternative au sein du bloc central, et il a choisi de parler aux jeunes au moment où les lycées s’agitent depuis plusieurs semaines.

Son « pacte » reprend des annonces déjà connues. Moins d’élèves par classe et davantage de professeurs devant eux, en s’appuyant sur la baisse de la démographie. Une revalorisation de 200 à 500 euros net pour les enseignants en milieu de carrière. Un certificat d’études pour passer au collège, un brevet obligatoire pour entrer au lycée, et une « année passerelle » pour ceux qui échouent. S’il accède à l’Élysée, il promet aussi « une véritable révolution du temps scolaire », avec du sport, de la culture et des arts à partir de 15 heures. Et il fixe « cinq ans » à son gouvernement pour adapter l’ensemble des établissements au changement climatique, se disant « en colère » devant ce qu’il décrit comme le vide du débat sur ce sujet.

Sur l’enseignement supérieur, il veut « tout changer », mais sans supprimer Parcoursup. Le dispositif, très critiqué, ne serait pas la cause du malaise des jeunes selon lui, et il accuse Jean-Luc Mélenchon de défendre une « sélection par l’échec ». Rapporteur de la loi de 2018 qui a créé la plateforme, il préfère la faire évoluer en réduisant la pression du contrôle continu, en misant sur davantage d’épreuves terminales pour construire les dossiers, et en installant un vrai parcours d’orientation avec du mentorat, du tutorat et des stages. Il veut également supprimer ou transformer les licences et masters affichant un trop fort taux de décrochage et une trop faible insertion professionnelle. Une convention réunissant 150 jeunes de 16 à 25 ans tirés au sort doit par ailleurs être lancée prochainement.

Le volet politique n’était pas en reste. Gabriel Attal a tendu la main à « la gauche sociale-démocrate » comme à « la droite républicaine » pour bâtir une « coalition des démocrates », refusant l’union du centre et de la droite défendue par Édouard Philippe. À ceux qui redoutent une primaire, il répond qu’ils commettent une erreur, avant de prévenir qu’il ne les attendra pas. Dimanche, depuis le Zénith d’Auvergne, Jean-Luc Mélenchon exposera sa propre vision, en misant sur le mouvement lycéen pour entretenir sa dynamique. « C’est important de se répondre et de ne pas être chacun dans son couloir à ne pas se parler », a-t-il résumé depuis Gergovie. Deux façons de s’adresser à la même génération, à quelques heures d’intervalle.

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