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Katie Zacharia poussée vers la sortie après une semaine à la Maison Blanche

Nommée porte-parole de la Maison Blanche il y a tout juste une semaine, Katie Zacharia pourrait déjà quitter son poste. Donald Trump l’a lui-même invitée…

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Katie Zacharia poussée vers la sortie après une semaine à la Maison Blanche

Nommée porte-parole de la Maison Blanche il y a tout juste une semaine, Katie Zacharia pourrait déjà quitter son poste. Donald Trump l’a lui-même invitée à reconsidérer la situation, après un premier briefing raté et des questions gênantes sur son parcours professionnel.

C’est le principal intéressé qui l’a raconté. Donald Trump a pris à part sa toute nouvelle porte-parole pour lui suggérer de faire ses valises, sept jours après l’avoir nommée. « Je lui ai dit, honnêtement, si j’étais vous, je reconsidérerais », a-t-il expliqué depuis la Maison Blanche. Le président américain estime que Katie Zacharia a été « très mal traitée » et lui a lancé une phrase qui ressemble à une porte de sortie. « Honnêtement, vous n’avez pas besoin de ça. » Il raconte même avoir vérifié directement auprès d’elle si la mission lui convenait encore.

Si le départ se confirme, Katie Zacharia entrerait dans une catégorie peu enviable. Aucune porte-parole de Donald Trump n’aura tenu aussi peu longtemps. Elle surpasserait même le record de brièveté établi en 2017, quand un directeur de la communication de la Maison Blanche n’était resté que onze jours en poste. Un passage éclair, qui en dit long sur la pression qui pèse sur ceux qui parlent au nom du président.

Car le premier contact avec la presse a mal tourné. Lors de son briefing d’entrée en fonction, Katie Zacharia a laissé l’impression d’une porte-parole dépassée, expéditive, en difficulté. Depuis l’annonce de sa nomination, une autre ombre s’ajoute, celle de ses qualifications. Interrogée sur le barreau, elle a reconnu avoir passé l’examen sans le réussir, alors qu’elle s’était présentée comme avocate. Sa justification tient en deux éléments, un départ prévu pour la Chine où les résultats ne changeaient rien à ses yeux, et un retour aux États-Unis sans nouvelle tentative. Elle explique ce choix par sa vie de famille, quatre enfants en six ans. La porte-parole a 41 ans.

Pour tenter d’éteindre l’incendie, elle a enchaîné les entretiens sur des antennes réputées amicales. L’effet a été inverse. Sur une grande chaîne d’information conservatrice, la question est tombée sans détour, celle de savoir si elle gardait encore la confiance du président. Sa réponse est restée vague, une allusion à son envie de gagner la confiance de ceux qui l’entourent. Elle n’a pas non plus voulu dire quand elle comptait tenir une nouvelle conférence de presse. Pendant le déplacement électoral de Donald Trump, elle est restée à l’écart des journalistes qui suivaient le président, se contentant d’une apparition très brève dans la cabine de l’avion présidentiel. Une association d’éthique en politique, Campaign for Accountability, a demandé de son côté au barreau de Californie d’ouvrir une enquête.

Katie Zacharia reste peu connue du grand public. Elle avait succédé à Karoline Leavitt, une fidèle du président, partie en août pour s’occuper de ses jeunes enfants et restée dans les mémoires pour avoir défendu chaque décision et chaque déclaration de Donald Trump sans la moindre hésitation. Le contraste est brutal. Le poste de porte-parole de la Maison Blanche suppose de tenir un cap, d’encaisser des questions hostiles et de rester crédible, y compris face à ceux qui vous veulent du bien. Une semaine aura suffi pour que cet équilibre se fissure.

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