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L’été le plus chaud jamais mesuré en France oblige le gouvernement à passer à la vitesse supérieure

Canicules, incendies, récoltes perdues. Après un été historique, l’exécutif promet des mesures concrètes pour ne pas subir le prochain. Voici ce qui…

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L'été le plus chaud jamais mesuré en France oblige le gouvernement à passer à la vitesse supérieure

Canicules, incendies, récoltes perdues. Après un été historique, l’exécutif promet des mesures concrètes pour ne pas subir le prochain. Voici ce qui change.

La France sort d’un été hors normes, le plus brûlant depuis le début des relevés météo en 1900. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a présenté le bilan de la saison qui court de juin à août. Les chiffres donnent le vertige. La température moyenne sur 24 heures a atteint 24 degrés, soit 3,6 degrés de plus que les normales de la période 1991-2020. Ce record efface les étés de 2003 et de 2022, qui figuraient pourtant parmi les pires souvenirs climatiques du pays. Nos voisins britanniques et belges ont vécu la même bouffée de chaleur, avec leur propre record battu.

Derrière ces moyennes se cachent des semaines éprouvantes. La France a subi trois vagues de chaleur, dont une à la fin du mois de juin d’une intensité inédite. Une autre, qui a démarré fin juillet, a tenu 23 jours et égalé le record de longévité datant de 1983. Au total, les épisodes caniculaires ont occupé 53 jours de l’été, un nombre jamais vu. Les incendies ont suivi, surtout en Gironde. Monique Barbut a rappelé que les surfaces brûlées fin août représentaient déjà six fois la moyenne des vingt dernières années. Santé publique France a compté environ 7 300 décès supplémentaires liés aux fortes températures, un bilan provisoire arrêté au 19 août.

Le gouvernement a pris la mesure du choc. Les examens scolaires perturbés, des réacteurs nucléaires mis à l’arrêt et des récoltes menacées ont marqué l’été. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a parlé d’un impact absolument terrifiant face à des canicules qui s’enchaînent. Le Premier ministre a chargé Monique Barbut d’accélérer le Plan national d’adaptation au changement climatique. La ministre, qui avait failli quitter son poste à cause de son opposition à la loi d’urgence agricole, a promis des conclusions d’ici la fin du mois de septembre. Elle prévoit aussi un plan de financement étalé sur cinq ans.

Monique Barbut veut éviter l’attentisme. Pas question d’attendre le prochain épisode pour agir. « Nous devons préparer l’été prochain comme s’il allait être identique », a-t-elle lancé, appelant à un électrochoc. Elle reconnaît que toutes les écoles ne seront pas rénovées d’ici là, mais elle propose d’installer rapidement des volets et des brasseurs d’air. Pour les forêts, elle admet qu’il est impossible de diversifier les essences avant la prochaine canicule, mais elle veut faciliter l’accès des pompiers avec des solutions rapides. Des annonces sont attendues à la mi-septembre. L’été 2026 restera dans les mémoires. La question est de savoir s’il sera l’ouverture d’une longue série ou le déclic qui a poussé le pays à se mettre en ordre de bataille.

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