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L’économie s’invite en arbitre du premier débat

Les sept candidats à la présidentielle ont croisé le fer sur les retraites, la dette et la Chine. Marine Le Pen gère son avance, les autres se disputent…

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L'économie s'invite en arbitre du premier débat

Les sept candidats à la présidentielle ont croisé le fer sur les retraites, la dette et la Chine. Marine Le Pen gère son avance, les autres se disputent la deuxième place.

Ils étaient sept, réunis sur le court central de Roland-Garros, pour un premier duel télévisé sous un orage parisien. Les éclairs ont ponctué les échanges, mais les attaques étaient autrement plus tranchantes. L’enjeu est immense à l’approche du premier tour. Les enquêtes d’opinion donnent Marine Le Pen en tête et déjà qualifiée pour la finale, ce qui pousse tous les autres à se battre pour l’autre place.

Jean-Luc Mélenchon a choisi l’offensive face aux chefs d’entreprise. Il les a sommés d’augmenter les salaires pour éviter la récession, tout en promettant de leur dire leurs quatre vérités. Le leader insoumis a réclamé le retour de l’État, a défendu le départ à la retraite à 60 ans au plus vite et a dénoncé les cadeaux fiscaux accordés aux entreprises pendant les deux mandats d’Emmanuel Macron. Une position radicale qui a fait sourire ses adversaires.

Marine Le Pen, elle, a tenté de verrouiller son avance. Elle a annoncé un plan d’économies de 125 milliards d’euros avant le débat budgétaire et a assumé son choix de permettre un départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans. Bruno Retailleau, à droite, a proposé de lier l’âge de la retraite à l’espérance de vie. Une réponse clairement tournée vers le patronat, tout comme sa promesse de s’attaquer à l’État bureaucratique et vorace.

Dans le camp central, la concurrence fait rage entre Édouard Philippe et Gabriel Attal. Le premier a ironisé sur une éruption vocale et un déluge venu du ciel, pendant que le second raillait les grands classiques de la candidate du Rassemblement national. Mais tous deux ont été rappelés à l’ordre sur le bilan de dix ans de macronisme, avec mille milliards de dette supplémentaire pointés par Marine Le Pen. Raphaël Glucksmann a d’ailleurs moqué ces leçons de la part de deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron.

Glucksmann a surtout mis la Chine au centre du jeu. Il a appelé le futur président à aller frapper du poing sur la table à Bruxelles pour réorienter les politiques commerciales et industrielles. Il a aussi prévenu qu’une hausse du salaire net ne se ferait pas en démantelant le modèle social. Marine Tondelier, elle, a tenté de rassurer les patrons en affirmant que les écologistes défendent aussi la liberté, et que l’écologie en est la condition. Elle a accusé la droite et l’extrême droite de déni climatique.

Gabriel Attal a de son côté promis de revenir sur les hausses du coût du travail depuis 2024, après son départ de Matignon. Édouard Philippe avait ouvert le bal dès le matin en proposant de réduire l’indemnisation chômage à douze mois pour les moins de 50 ans et de mettre fin à l’open bar des arrêts de travail. Le message est clair. Sur ce terrain économique, chaque mot compte et chaque chiffre peut peser lourd dans les urnes.

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