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Après l’accord géant aux États-Unis, l’Europe réclame la même protection pour ses ados

Bruxelles hausse le ton face à Meta. Le géant américain doit proposer des garanties concrètes pour les jeunes Européens, après avoir cédé outre-Atlantique…

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Après l’accord géant aux États-Unis, l’Europe réclame la même protection pour ses ados

Bruxelles hausse le ton face à Meta. Le géant américain doit proposer des garanties concrètes pour les jeunes Européens, après avoir cédé outre-Atlantique et accepté de payer 17 milliards de dollars.

Jeudi, la Commission européenne a adressé un avertissement à Meta. L’accord signé aux États-Unis ne protège que les adolescents américains. Or, les jeunes Européens méritent la même attention. Thomas Regnier, porte-parole de l’institution, a demandé au géant de la tech de proposer des engagements concrets pour l’Union européenne. Il attend une gestion sérieuse du temps d’écran et des outils parentaux réellement utilisables.

De l’autre côté de l’Atlantique, Meta a accepté mercredi de payer jusqu’à 17 milliards de dollars. Cette somme doit permettre de résoudre des poursuites lancées par une cinquantaine d’États et territoires américains. Le groupe s’est aussi engagé à brider Instagram et Facebook pour les adolescents. Une victoire pour les procureurs, mais une simple étape pour Bruxelles, qui enquête sur des pratiques similaires.

Le 10 juillet, l’exécutif européen a sommé Meta de revoir les interfaces de ses plateformes. Elles seraient trop addictives, notamment pour les mineurs. Bruxelles reproche au groupe de ne pas avoir correctement évalué les risques de dépendance. Certains réglages, comme le contrôle parental, restent trop compliqués à gérer. Le limiteur de temps d’écran ne convainc pas non plus les autorités.

Meta conteste ces conclusions préliminaires. L’entreprise assure vouloir travailler avec la Commission pour offrir un environnement en ligne plus sûr. Les discussions se poursuivent après l’annonce de l’accord américain. La balle est dans le camp de Meta, rappelle Bruxelles. Cette procédure s’inscrit dans le cadre du règlement européen sur les services numériques, le DSA. Dans ce même cadre, TikTok a déjà reçu une demande similaire en début d’année.

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