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Égalité salariale, le gouvernement a choisi sa date

Le projet de loi sur la transparence des rémunérations sera présenté le 9 septembre. Une avancée saluée par les syndicats, mais qui laisse encore des…

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Égalité salariale, le gouvernement a choisi sa date

Le projet de loi sur la transparence des rémunérations sera présenté le 9 septembre. Une avancée saluée par les syndicats, mais qui laisse encore des questions ouvertes.

Mardi, Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, a mis fin au suspense. Le texte attendu pour rattraper le retard français sur l’égalité salariale passera devant le Conseil des ministres le 9 septembre. L’annonce a été faite devant les dirigeants de la CFDT, lors d’un événement de rentrée de la première organisation syndicale du pays. Une salve d’applaudissements a accueilli la nouvelle, tant les syndicats réclamaient une avancée claire depuis des mois.

La France avait jusqu’au 7 juin pour transposer une directive européenne adoptée en 2023. Son but, contraindre les entreprises à justifier les écarts de salaires entre femmes et hommes pour un travail de valeur égale, avec des sanctions à la clé en cas de dérive. Mais les discussions ont achoppé entre syndicats et patronat, et le calendrier parlementaire était trop chargé. Le gouvernement a donc laissé passer l’échéance, comme de nombreux autres pays européens. Concrètement, le futur texte obligera les employeurs à afficher une fourchette de rémunération dans leurs offres d’emploi. Il donnera aussi aux salariés le droit de consulter les niveaux de salaires, ventilés par sexe, des collègues qui occupent un poste équivalent au leur.

Du côté de la CFDT, ce calendrier précis est vécu comme une vraie bouffée d’air. Catherine Nave-Bekhti, secrétaire nationale, y voit une bonne nouvelle qui éloigne le risque de voir le dossier passer après l’élection présidentielle. Elle rappelle toutefois que la France reste très loin du compte et qu’il faudra pousser pour une transposition ambitieuse. La CGT partage l’enthousiasme sur la date, mais pas sur tout le reste. Myriam Lebkiri salue une étape qui se précise, tout en pointant ses réserves. Trop d’éléments sont renvoyés à des décrets, les seuils pour détecter les inégalités paraissent trop hauts, et les employeurs gardent selon elle des portes de sortie pour éviter la discussion avec les syndicats à chaque étape. Le chemin vers l’égalité réelle, lui, n’est pas encore terminé.

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