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Le pari d’Édouard Philippe vacille alors que Mélenchon se rapproche

Les intentions de vote montrent Jean-Luc Mélenchon à égalité avec Édouard Philippe et Marine Le Pen toujours très loin devant. L’entourage de Gabriel…

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Le pari d'Édouard Philippe vacille alors que Mélenchon se rapproche

Les intentions de vote montrent Jean-Luc Mélenchon à égalité avec Édouard Philippe et Marine Le Pen toujours très loin devant. L’entourage de Gabriel Attal assure que la course du bloc central est loin d’être pliée.

L’entourage de Gabriel Attal l’affirme sans détour. Édouard Philippe est en train de perdre son pari. Il voulait incarner le rempart du bloc central face à Jean-Luc Mélenchon au premier tour, puis face à Marine Le Pen au second. Les derniers chiffres donnent raison à ses concurrents.

Un sondage publié lundi place le maire du Havre à 17% des intentions de vote, s’il est le seul candidat du bloc central. C’est trois points de moins qu’il y a un mois. Jean-Luc Mélenchon progresse d’un point et se retrouve à égalité. Dans la variante où François Hollande représenterait la gauche réformiste à la place de Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe est testé à 19%, deux points devant le leader insoumis. Mais l’entourage de Gabriel Attal préfère retenir une autre lecture. L’écart entre Attal et Philippe n’a jamais été aussi faible, deux points, soit 17% contre 15%. Un résultat qui tombe dans la marge d’erreur. Pour les soutiens du Premier ministre démissionnaire, cela montre que le match est plus ouvert que jamais.

Gabriel Attal, lui, recueille 15% des voix avec Raphaël Glucksmann comme candidat de la gauche réformiste, et 14% si c’est François Hollande. Dans les deux cas, Jean-Luc Mélenchon reste stable à 17%. Si Philippe et Attal sont testés ensemble sur la ligne de départ, le premier obtient 14% et le second 8%, toujours derrière Mélenchon à 16%. Marine Le Pen, elle, continue de dominer très largement, avec des intentions de vote allant de 35% à 38%.

Les deux hommes ne comptent pas laisser passer la rentrée. Gabriel Attal, déclaré candidat depuis le 22 mai, a multiplié les déplacements pendant l’été. Il consacre sa semaine aux questions d’éducation, à l’approche de la rentrée scolaire. Il doit aussi intervenir, comme Édouard Philippe et d’autres candidats, lors de la rentrée du Medef jeudi. Édouard Philippe, lui, débattra avec François Hollande samedi à Sens. Il se rendra ensuite dimanche à Tourcoing pour la rentrée politique de Gérald Darmanin, qui a rallié sa candidature. Bref, la bataille ne fait que commencer.

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