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Mayotte l’État admet que rien ne va assez vite et promet enfin de construire

Le Premier ministre se rend sur l’archipel et reconnaît que les habitants attendent trop depuis le cyclone Chido. Il assure que les financements sont là…

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Mayotte l'État admet que rien ne va assez vite et promet enfin de construire

Le Premier ministre se rend sur l’archipel et reconnaît que les habitants attendent trop depuis le cyclone Chido. Il assure que les financements sont là et que les travaux doivent maintenant débuter.

Un an et demi après le passage du cyclone Chido, le gouvernement change de ton. Le Premier ministre, qui arrive sur l’île cette semaine, a envoyé une lettre aux maires pour reconnaître que la reconstruction n’avance pas assez vite. Dans ce courrier, il évoque une situation bloquée malgré les moyens engagés. L’État a pourtant mobilisé quatre milliards d’euros dans le cadre d’une loi de programmation adoptée l’été dernier. Mais sur le terrain, les habitants attendent toujours des résultats concrets.

Les problèmes restent nombreux. L’eau potable manque encore, l’accès aux soins est compliqué, les écoles doivent être reconstruites ou rénovées. Les équipements publics prévus se font attendre et certains projets restent flous. Le chef du gouvernement dit comprendre l’impatience et la partager. Il sait que la colère monte, car les syndicats de l’île appellent à des grèves et à des manifestations pendant cette visite. Leur revendication, une hausse des salaires pour compenser la vie chère. Mais pour le Premier ministre, la question n’est plus une question d’argent. Il affirme que les budgets sont disponibles, il faut maintenant que les travaux démarrent vraiment.

Les grandes annonces restent sur la table. Un second hôpital, un nouvel aéroport, une deuxième prison et une usine de dessalement figurent parmi les projets jugés irréversibles. Le gouvernement compte aussi avancer sur la lutte contre l’immigration illégale, alors que la moitié des 323 000 habitants de l’archipel sont étrangers. Il veut en outre renforcer la présence française dans l’océan Indien, une zone essentielle. Mais le bilan est encore maigre, seulement 12 % des crédits prévus pour cette année ont été dépensés. Pour corriger le tir, un comité de suivi se réunira chaque mois à Matignon. Et le Premier ministre promet de revenir à Mayotte au début de l’année prochaine. Il invite d’ailleurs les maires et le président du conseil départemental à un premier bilan en novembre, à l’occasion du congrès des élus locaux. Sur place, les habitants espèrent que cette fois, les promesses laisseront place à de vraies pelleteuses.

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