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Washington serre la vis contre l’Iran, Téhéran dénonce un aveu de faiblesse

Les États-Unis promettent de nouvelles sanctions économiques d’ampleur contre Téhéran. L’Iran voit dans cette offensive une preuve que Washington a perdu…

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Washington serre la vis contre l'Iran, Téhéran dénonce un aveu de faiblesse

Les États-Unis promettent de nouvelles sanctions économiques d’ampleur contre Téhéran. L’Iran voit dans cette offensive une preuve que Washington a perdu la main, pendant que sa population subit une inflation dévastatrice.

Donald Trump l’affirme sans détour. L’Iran serait en pleine déroute. Cette déclaration tombe au moment où son administration s’apprête à dévoiler de nouvelles sanctions économiques contre Téhéran. Derrière ces mots, il y a un vrai changement de cap. La guerre militaire est de plus en plus impopulaire aux États-Unis, et les élections de mi-mandat approchent. Alors Washington mise sur la pression financière plutôt que sur de nouveaux bombardements.

Le secrétaire au Trésor américain parle carrément d’un « jour J économique » contre l’Iran, en référence au débarquement de 1944. Son constat est sans appel. Les capacités militaires iraniennes seraient démantelées, les usines quasi toutes détruites, le programme nucléaire terminé. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères répond avec ironie. Si Washington avait vraiment gagné la guerre, pourquoi lancer la plus grande invasion financière de l’histoire ? Pour Téhéran, cette offensive ressemble surtout à un aveu d’échec.

Les menaces fusent dans les deux sens. Washington prévient que tout pays qui continuerait à faire affaire avec l’Iran verrait son économie sombrer. Téhéran promet des représailles à ceux qui rejoindraient le camp américain et dénonce un « terrorisme économique ». La Chine, partenaire stratégique de l’Iran, estime que les sanctions ne résoudront rien. Les Émirats arabes unis, eux, ont déjà suspendu leurs échanges commerciaux et leurs transactions financières avec le pays.

Au centre de cette bataille, le détroit d’Ormuz reste un point de bascule. Par où transitaient auparavant environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux, il est verrouillé presque sans interruption depuis six mois. Résultat, les prix du pétrole grimpent et la pression monte sur le président américain. Téhéran refuse de revenir à la situation d’avant-guerre et négocie avec Oman, tandis que le Pakistan tente de jouer les médiateurs. Mais la réalité économique se rappelle à tous. L’inflation atteint 66 % sur un an, la monnaie nationale dégringole face au dollar et les exportations de pétrole iranien sont passées de deux millions de barils avant la guerre à environ 0,4 million. Les données de suivi maritime montrent une chute spectaculaire.

Dans les rues de Téhéran, les avis divergent. Une pharmacienne estime que le pays doit faire des compromis sans attendre, parce que les habitants n’en peuvent plus. Un homme de 65 ans, lui, défend la ligne dure. Il faut augmenter sa puissance, dit-il, pour dissuader l’ennemi de frapper. Pendant ce temps, les alliés régionaux de l’Iran, dont les rebelles houthis, multiplient les attaques en mer Rouge et visent les installations saoudiennes. Un pétrolier battant pavillon saoudien a pris feu au large d’un port du royaume après avoir été touché par un projectile.

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