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Julian Alaphilippe range le vélo et Patrick Lefevere sort du silence

La retraite express du double champion du monde a pris tout le monde de court. Son ancien patron chez Quick-Step raconte une relation faite d’amour et de…

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Julian Alaphilippe range le vélo et Patrick Lefevere sort du silence

La retraite express du double champion du monde a pris tout le monde de court. Son ancien patron chez Quick-Step raconte une relation faite d’amour et de colère.

Jeudi, l’information est tombée. Julian Alaphilippe allait arrêter sa carrière avec effet immédiat, sans attendre la fin de saison. Vendredi soir, son équipe Tudor a confirmé la nouvelle dans un communiqué. Un scénario éclair qui a pris tout le monde de court.

Patrick Lefevere, lui, n’a pas attendu la confirmation pour réagir. Dans sa chronique hebdomadaire, le manager belge qui a dirigé Alaphilippe pendant onze ans à la Soudal Quick-Step a vidé son sac. Il raconte une relation pleine de contrastes, faite de grands moments et de tensions. « Il s’est passé beaucoup de choses entre Julian et moi », confie-t-il. « Beaucoup de belles choses, parfois des moins belles, et parfois des choses tout à fait désagréables. » Il assure cependant que le double champion du monde garde une place spéciale dans son cœur.

Pourquoi tant d’animosité ? Lefevere n’a jamais mâché ses mots envers son poulain. Il l’a souvent critiqué pour son mode de vie, allant jusqu’à le traiter de fêtard, et s’en est pris à plusieurs reprises à sa compagne Marion Rousse. Le Français, lui, a rarement répondu. De son côté, le patron belge dit avoir agi comme un second père. « J’étais souvent en colère contre lui, même si je n’avais pas le droit de l’être », avoue-t-il. Une façon de décrire une complicité brute, faite d’exigence et d’affection rentrée.

Pour Lefevere, le déclin d’Alaphilippe a une explication précise. Ce Tour de France 2019 où le Français a porté le maillot jaune durant quatorze jours et remporté deux étapes. Un exploit qui a marqué les esprits, mais qui a peut-être usé le moteur du coureur pour toujours. « Physiquement et mentalement, ce Tour a été trop éprouvant », estime-t-il. Depuis, Alaphilippe n’a plus jamais retrouvé son niveau, avec une seule victoire sur ses deux dernières saisons. Il laisse derrière lui un palmarès énorme, avec Milan-San Remo, trois Flèches Wallonnes et deux titres de champion du monde. De quoi nourrir les regrets, mais aussi une certaine fierté.

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