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L’État laisse 253 migrants dehors, Paris ouvre ses gymnases

L’évacuation d’un campement à Paris a jeté des centaines de personnes à la rue en pleine canicule. La mairie a finalement ouvert ses gymnases pour 253…

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L’État laisse 253 migrants dehors, Paris ouvre ses gymnases

L’évacuation d’un campement à Paris a jeté des centaines de personnes à la rue en pleine canicule. La mairie a finalement ouvert ses gymnases pour 253 d’entre elles.

Mi-août, les forces de l’ordre ont démantelé un vaste campement installé sur le site du Samu social, dans le 13e arrondissement. Près de 450 personnes y vivaient, en majorité des migrants. La préfecture assure que des solutions d’hébergement ont été proposées à tout le monde. Mais plusieurs occupants ont refusé de les prendre, et se sont retrouvés à la rue, alors que Paris suffoquait sous une canicule.

Ces migrants se sont alors installés devant la mairie de Paris Centre, en plein Marais. Le campement a grossi jusqu’à rassembler environ 400 personnes, des étrangers en situation régulière comme des sans-papiers. Samedi, la Ville a annoncé une décision forte. Les 253 personnes encore présentes sur le parvis ont été conduites dans des gymnases municipaux, où elles seront hébergées jusqu’à ce que l’État leur trouve une solution durable.

Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, revendique ce choix. Il refuse, dit-il, que des familles et des enfants soient remis à la rue sans solution. Mais il met aussi en garde. La Ville ne peut pas se substituer indéfiniment à l’État, car l’hébergement d’urgence relève de la responsabilité de ce dernier. Il rappelle que 300 places d’hébergement viennent d’être supprimées.

Du côté de la préfecture, on justifie l’évacuation du camp du Samu social par des risques concrets. Le site était trop proche d’une route au trafic particulièrement dense, et les conditions d’hygiène étaient devenues préoccupantes, avec un accès insuffisant à l’eau et aux toilettes. Des raisons compréhensibles. Mais le résultat est là. Des centaines de personnes ont été poussées dehors, sans filet de sécurité, et c’est finalement la Ville de Paris qui a dû prendre les choses en main.

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