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Buenos Aires retient son souffle pour la dernière de Messi
Lionel Messi s’apprête à disputer son ultime rencontre avec l’Albiceleste face au Bénin. Une soirée à forte charge émotionnelle, au terme de vingt années…


Lionel Messi s’apprête à disputer son ultime rencontre avec l’Albiceleste face au Bénin. Une soirée à forte charge émotionnelle, au terme de vingt années qui ont changé le football argentin.
Ils seront 85 000 chanceux à prendre place dans les gradins de Buenos Aires. Face au Bénin, dans la nuit de mardi à mercredi, Lionel Messi portera pour la toute dernière fois le maillot argentin. Le compteur s’arrêtera là. 207 sélections, 125 buts, et une collection de trophées qui force le respect. Deux Copa América, en 2021 puis en 2024, une Finalissima en 2022, et surtout la Coupe du monde décrochée la même année, le Graal attendu par tout un pays.
Son aventure internationale se referme après un Mondial conclu par une défaite 1-0 en finale contre l’Espagne. Un dénouement cruel, mais le joueur de l’Inter Miami n’a pas démérité, avec huit réalisations et quatre passes décisives en huit rencontres.
Du côté du vestiaire, les hommages affluent à mesure que le coup d’envoi approche. Tous le disent, la fête doit être à la hauteur de ce qu’il a offert pendant deux décennies. « Je veux le voir sourire. On veut le chouchouter et qu’il soit heureux », confie Emiliano Martínez. Rodrigo De Paul imagine des adieux forcément bouleversants. « On va dire au revoir à un joueur qui nous a marqués pour toujours. Il mérite un bel hommage et on sera là pour lui. »
Alexis Mac Allister met, lui, l’accent sur l’homme derrière la star. « Il nous a montré la voie. C’est quelqu’un de très humble. On a gagné grâce à lui. Ce dernier match est anecdotique. Ce qui compte, c’est qu’il reçoive tout l’amour qu’il mérite. » Pour le sélectionneur Lionel Scaloni, l’instant restera gravé. « Tout le monde sera ému. Il faudra continuer sans lui. L’avoir sur un terrain est un sentiment unique. Ce qu’il génère, je ne l’ai jamais vu chez personne. »
Le capitaine, justement, laisse un vide que ses partenaires peinent à décrire. « C’est une douleur immense. On sait ce qu’il signifie pour tous les Argentins. Il va nous manquer, c’est notre leader, notre guide », souffle Enzo Fernández. Un autre cadre du groupe, à Manchester City, retient surtout sa capacité à se relever après les passages difficiles, un exemple et un privilège d’avoir partagé le terrain avec lui.
Lautaro Martínez parle d’un joueur « irremplaçable ». « Comme on a vécu le changement après Diego Maradona, on le vit maintenant avec Leo. C’est difficile de parler. Il a laissé une empreinte énorme dans le monde du football. » Un héritage qui pèse aussi sur les épaules de Cristian Romero, désigné nouveau capitaine. Le défenseur de l’Atlético de Madrid mesure la tâche. « C’est une belle responsabilité. J’ai beaucoup appris à ses côtés. Je l’aimais déjà avant de le connaître. Il va nous manquer. Merci capitaine. »
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