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Les Houthis annoncent une frappe sur l’aéroport de Riyad et défient le ciel saoudien

Les rebelles yéménites revendiquent une nouvelle attaque au missile contre l’aéroport international de la capitale saoudienne, qu’ils disent avoir touché…

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Les Houthis annoncent une frappe sur l'aéroport de Riyad et défient le ciel saoudien

Les rebelles yéménites revendiquent une nouvelle attaque au missile contre l’aéroport international de la capitale saoudienne, qu’ils disent avoir touché avec précision. Ryad assure avoir intercepté le tir, alors que les compagnies aériennes sont désormais prévenues que le ciel du royaume n’est pas sûr.

Un missile, des drones, et une revendication. Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a annoncé sur les réseaux sociaux que ses forces avaient ciblé l’aéroport international de la capitale saoudienne. D’après lui, le tir a été précis et a provoqué une interruption du trafic aérien. Dans la même prise de parole, il a signalé des attaques menées pendant la nuit contre des sites militaires du sud de l’Arabie saoudite.

Ryad a répondu sur le terrain de la communication. La défense saoudienne affirme avoir intercepté un missile dans le nord de la capitale, secteur où se trouve justement l’aéroport, déjà visé plus tôt dans la semaine. Conséquence, la circulation aérienne y est perturbée de façon récurrente, et les Houthis ont adressé un avertissement direct aux compagnies aériennes en leur expliquant que le ciel saoudien n’était pas sûr.

Cette séquence s’inscrit dans un conflit qui a changé de visage. Les Houthis tiennent la capitale yéménite Sanaa et de larges portions du pays depuis plus de dix ans, face à un gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par Ryad. Après des années d’accalmie, les combats se sont rallumés en juillet et ce front est devenu l’un des nouveaux points chauds de la guerre au Moyen-Orient.

La bascule est venue d’une offensive éclair lancée en septembre. Les Houthis se sont alors emparés de toute la côte yéménite donnant sur la mer Rouge, ce qui leur a permis de consolider leur mainmise sur le détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique qui relie l’Asie à l’Europe par le canal de Suez. En réponse, les forces gouvernementales, appuyées par des moyens militaires saoudiens, ont lancé une contre-offensive et revendiquent des victoires sur plusieurs fronts, notamment sur le littoral. Les Houthis contestent ces avancées, et rien n’indique pour l’instant un basculement majeur sur le terrain, dans des zones difficiles d’accès où toute vérification indépendante reste compliquée.

Ce que personne ne discute, en revanche, c’est l’intensité des combats. En 24 heures, 270 personnes ont été tuées dans les deux camps. Ryad a de nouveau bombardé des régions tenues par les Houthis, dont Sanaa, et ces derniers ont attaqué l’aéroport d’Aden, dans le sud du pays, où le gouvernement reconnu par la communauté internationale s’est installé.

Face à cette pression, Ryad et ses alliés ont multiplié les appels à l’aide internationale ces dernières semaines, en visant notamment Washington, sans obtenir de réponse concrète jusqu’ici. La Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite ont en revanche trouvé un terrain d’entente pour appliquer sans attendre un accord de défense paraphé à La Mecque au mois d’août. Les trois pays ont annoncé leur intention de fournir les forces et les moyens convenus, puis de les déployer rapidement dans le royaume. Un engagement qui, pour l’heure, ne s’est pas encore traduit sur le terrain et qui ressemble à un dispositif défensif, pensé pour aider Ryad à intercepter missiles et drones houthis. Ankara et Islamabad ont en réalité peu d’appétit pour une guerre contre l’Iran et entendent préserver leur position de médiateurs entre Washington et Téhéran.

Le conflit pèse aussi lourdement sur le pétrole saoudien, alors que le royaume est le premier exportateur mondial de brut. Les attaques contre les installations se répètent, à l’image de la raffinerie du géant Aramco visée sur la mer Rouge et de l’oléoduc Est-Ouest mis à l’arrêt peu avant. Cette infrastructure est devenue vitale pour les Saoudiens depuis que leurs exportations sont largement perturbées de l’autre côté de la péninsule arabique, avec le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran.

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