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Airbus fait marche arrière sur le télétravail après la colère des salariés

Le constructeur aéronautique renonce à imposer quatre jours de bureau par semaine. Les grèves en Espagne et les manifestations en France et au Royaume-Uni…

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Airbus fait marche arrière sur le télétravail après la colère des salariés

Le constructeur aéronautique renonce à imposer quatre jours de bureau par semaine. Les grèves en Espagne et les manifestations en France et au Royaume-Uni ont eu raison de son projet.

Airbus a cédé. Depuis des mois, la colère grondait chez les employés de bureau. En Espagne, des salariés ont cessé le travail par à-coups dès juillet. En France et en Grande-Bretagne, des rassemblements ont eu lieu. Le point de friction était un projet de la direction, qui voulait obliger les équipes à venir quatre jours par semaine sur site, au lieu de trois actuellement.

Face à cette mobilisation, la direction a finalement mis son projet en pause. Elle demande aux responsables de maintenir l’organisation actuelle. Concrètement, les employés gardent deux jours de télétravail par semaine en moyenne. Un porte-parole confirme que l’objectif d’une présence accrue reste d’actualité. Mais il assure que l’écoute des collaborateurs est primordiale et que la transition se fera de manière plus progressive.

En Espagne, le mouvement a été particulièrement suivi. Environ 40 % des 14 000 salariés du groupe ont participé à des arrêts de travail. Les revendications allaient au-delà du télétravail, avec les transports, les congés payés et les salaires. La production, elle, n’a pas été touchée. Le mouvement concerne surtout les fonctions administratives et de soutien. Trois syndicats ont appelé à un arrêt de trois heures lundi pour décider de la suite. Aucun n’a souhaité commenter.

Ce recul est un revers pour le président exécutif, Guillaume Faury, qui avait fait du retour au bureau une priorité affichée. Il s’ajoute à un contexte délicat pour le secteur, confronté à une demande record. Chez Airbus, les grèves sont rares. Mais l’ampleur de la mobilisation espagnole a surpris la hiérarchie et ouvert des questions sur la gestion locale du dossier.

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