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Ebola s’étend plus vite que la riposte en RDC

Plus de 2 500 morts en République démocratique du Congo et une zone touchée plus grande que la France. L’ONU craint que l’épidémie ne gagne les pays…

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Ebola s'étend plus vite que la riposte en RDC

Plus de 2 500 morts en République démocratique du Congo et une zone touchée plus grande que la France. L’ONU craint que l’épidémie ne gagne les pays voisins.

L’épidémie d’Ebola s’emballe en République démocratique du Congo. Le dernier bilan dépasse les 2 500 morts et le rythme s’accélère. Le coordinateur des Nations unies pour Ebola tire la sonnette d’alarme depuis Bunia. La maladie s’étend désormais sur une superficie plus vaste que la France. Et les décès se concentrent sur les dernières semaines. Un mort sur deux est survenu au cours des vingt derniers jours. La propagation va plus vite que les équipes chargées de la freiner.

Cette flambée a été déclarée en mai. En trois mois seulement, elle a déjà fait plus de morts que celle de 2018-2020, qui était jusqu’ici la plus meurtrière de l’histoire du pays. Le nombre de cas est sept fois plus élevé et les décès cinq fois plus nombreux que lors des trois premiers mois de la grande épidémie d’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. La souche en cause, Bundibugyo, ne dispose d’aucun vaccin ni traitement officiellement validé. Des essais sont en cours. Soixante-dix mille doses d’un vaccin destiné à une autre souche ont été envoyées sur place pour mesurer son efficacité.

Mais la riposte doit composer avec une population méfiante et une insécurité persistante. Quarante-trois agents de santé sont morts du virus. D’autres ont été attaqués dans des ambulances ou dans des centres de soins. Dans l’est du pays, les groupes armés fragmentent l’accès aux services de base. Médecins sans frontières réclame davantage de moyens, un meilleur dépistage et un isolement sûr des malades. Sans un renfort rapide, les Nations unies redoutent une propagation aux pays voisins. Le coordinateur, lui, croit encore en une issue positive. Avec assez d’effectifs et de ressources dans les zones reculées, la transmission pourrait ralentir en quelques mois. Sans cela, prévient-il, l’épidémie deviendra plus meurtrière et s’étendra encore davantage.

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