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L’Europe a suffoqué sous un été de records, avec 52 % de son territoire en stress thermique intense

Un été exceptionnellement chaud a exposé plus de la moitié du continent européen à un stress thermique très fort. La sécheresse, les fleuves au plus bas…

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L'Europe a suffoqué sous un été de records, avec 52 % de son territoire en stress thermique intense

Un été exceptionnellement chaud a exposé plus de la moitié du continent européen à un stress thermique très fort. La sécheresse, les fleuves au plus bas et des mers surchauffées ont amplifié les effets sur les populations, l’économie et les écosystèmes.

Les relevés montrent que 52 % du territoire européen a subi un stress thermique intense durant cet été hors norme. Le phénomène ne se résume pas à une suite de journées chaudes. Il apparaît quand le corps n’arrive plus à se refroidir correctement, ce qui peut entraîner des vertiges, des maux de tête, puis une défaillance de plusieurs organes et, dans les cas les plus graves, la mort. L’Europe, qui se réchauffe plus vite que n’importe quelle autre région du monde, a enchaîné les vagues de chaleur avec une régularité rare, dès le printemps. Les températures ont battu des records et des dizaines de milliers de décès supplémentaires ont été recensés.

Cet été a été le plus chaud jamais mesuré en Europe occidentale. Quatre des dix épisodes de chaleur les plus intenses connus sur le continent se sont produits cette année, notamment en France, au Royaume-Uni et en Belgique. La canicule d’août 2003 reste la plus sévère si l’on combine sa durée et son intensité. Mais d’autres chiffres racontent une évolution nette. En 2026, on a compté 17 jours durant lesquels au moins 60 % de l’Europe occidentale a dépassé les 30 °C, contre 11 en 2003 et 7 en 2025. Environ 80 % du continent a connu un stress thermique fort, avec une température ressentie supérieure à 32 °C. Pour le niveau très fort, qui correspond à plus de 38 °C ressentis, plus de la moitié de l’Europe a été concernée.

Ces conditions extrêmes ont duré. Le nombre de jours de stress thermique fort a atteint un record de 41 sur la saison, soit cinq de plus qu’en 2003. Le stress thermique est déjà la première cause de mortalité liée aux conditions météorologiques dans le monde. Il pèse aussi sur les infrastructures et les activités humaines. Les sécheresses ont entraîné les débits fluviaux les plus faibles jamais enregistrés depuis le début des relevés en 1992. Le transport de marchandises a été perturbé, tandis que l’irrigation, le refroidissement des réacteurs nucléaires et la production d’hydroélectricité ont subi des tensions.

À la fin de l’été, près de la moitié de l’Europe était touchée par la sécheresse. Le phénomène se multiplie depuis 45 ans sur le continent. Les mers et océans européens n’ont pas été épargnés. Des températures de surface record ou proches des records ont été relevées sur une grande partie de la côte Atlantique ainsi que dans l’ouest et le centre de la Méditerranée. Des vagues de chaleur marine fortes à exceptionnelles les ont accompagnées.

Ce qui frappe, c’est la simultanéité des signaux. Il ne s’agit pas d’un record isolé, mais de multiples records qui apparaissent en même temps dans le système climatique. La chaleur, la sécheresse, les fleuves à sec et les océans surchauffés se répondent. Les effets se cumulent et touchent directement les habitants, les agriculteurs, les transporteurs et les producteurs d’énergie. L’été 2026 laissera donc l’image d’un climat qui ne se contente plus de battre des records ponctuels, mais qui les enchaîne et les superpose.

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