Société
Le ministre de l’Éducation promet protection et écoute aux lycéens
Alors que des lycéens manifestent, le ministre de l’Éducation nationale place la sécurité des élèves et des personnels au premier rang de ses priorités.…


Alors que des lycéens manifestent, le ministre de l’Éducation nationale place la sécurité des élèves et des personnels au premier rang de ses priorités. Il assure prendre en compte leurs revendications et annonce des chantiers sur les emplois du temps, Parcoursup et les professeurs non remplacés.
Le message est martelé. La protection des élèves passe avant tout. Le ministre de l’Éducation nationale assure que les personnels doivent eux aussi être mis à l’abri. Il revient aussi sur un fait grave survenu à Lens, où un adolescent de 15 ans a perdu une main. Un drame, selon lui. Depuis le début de la mobilisation, il affirme avoir prôné le dialogue et avoir mis en garde contre les blocages. Pourquoi. Parce que des éléments ultraviolents se sont glissés dans les rangs lycéens dès les premiers jours, soutient-il.
Le ministre avance un chiffre. 215 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement. Il estime que, dans leur immense majorité, ces faits sont violents. Sa conclusion, il faut aller chercher les individus qui mettent en danger la vie des autres. Il ne voit pourtant pas d’un mauvais œil la manifestation déclarée des lycéens. Au contraire, il la juge très saine pour la démocratie sociale lycéenne. Sa préoccupation première reste la même, que les élèves et les personnels soient protégés. Et sur les revendications lycéennes, il assure être en train de les traiter.
Une plateforme a été lancée sur agora.gouv pour donner la parole aux lycéens. Chacun peut y déposer sa contribution, sans créer de compte et sans apporter la preuve de son statut. Les réponses restent anonymes par défaut, mais il est possible de nommer son établissement. Deux questions ouvertes sont posées, les principales difficultés rencontrées dans les lycées et ce qui devrait changer ou être amélioré pour mieux apprendre. La consultation est ouverte jusqu’au 23 octobre. 1 700 contributions avaient déjà été enregistrées. Une restitution nationale doit avoir lieu fin octobre.
Sur les cours laissés sans remplaçant, le ministre a demandé aux académies un suivi quotidien des lycées concernés. Il veut identifier les points rouges et donner une réponse dans les huit jours. D’autres chantiers s’ouvrent, notamment les rythmes scolaires et la cohérence des emplois du temps. Les outils existants ne sont pas optimisés, selon lui, et il compte ajouter un peu d’intelligence artificielle dans l’équation. Parcoursup doit aussi faire l’objet de discussions, avec deux sujets sensibles, les places dans l’enseignement supérieur et une transparence à renforcer.
La reprise ne ressemblera pas à une remise en route habituelle. Le ministre prévient, on ne va pas reprendre les cours comme si rien ne s’était passé. Il veut généraliser une première demi-journée d’échange dans les établissements qui ont dû fermer. Il se refuse à faire peser une pression démesurée sur les chefs d’établissement pour une réouverture à une heure fixe. Un temps de dialogue est nécessaire, insiste-t-il. Il rappelle enfin les dégâts, 85 personnes de l’éducation nationale blessées et 24 lycées saccagés ou incendiés.
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