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Gabriel Attal pris pour cible par une machine à faux médias prorusse

L’ancien Premier ministre essuie une salve de désinformation sur les réseaux sociaux. Faux reportages, fausses unes et vidéo truquée, le tout attribué à…

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Gabriel Attal pris pour cible par une machine à faux médias prorusse

L’ancien Premier ministre essuie une salve de désinformation sur les réseaux sociaux. Faux reportages, fausses unes et vidéo truquée, le tout attribué à une opération russe.

Gabriel Attal, candidat déclaré à la présidentielle de 2027, se retrouve dans le collimateur d’une campagne de désinformation. Selon une source proche du dossier, des contenus frauduleux ont été diffusés les 12 et 19 août sur les réseaux sociaux pour salir son image. L’opération est liée à des soupçons d’ingérence russe dans la vie politique française.

Le procédé est rodé. Dix faux reportages et fausses unes de presse ont circulé, mêlant mensonges sur l’état de santé de Gabriel Attal et accusations de corruption inventées de toutes pièces. Une vidéo générée par intelligence artificielle pousse le bouchon encore plus loin. On y voit des caricatures de l’ancien Premier ministre projetées sur le Panthéon à Paris, accompagnées de messages injurieux. De quoi nourrir une confusion totale chez ceux qui tombent sur ces images.

Mais l’entreprise de manipulation semble moins impressionnante qu’elle n’y paraît. Le collectif Antibot4Navalny, qui traque les opérations d’influence russes, a examiné ces faux reportages. Leur verdict est sans appel. Les chiffres de vues sont artificiellement gonflés, et chaque vidéo ne capterait que quelques centaines de consultations organiques. Une goutte d’eau dans l’océan d’Internet, malgré l’énergie déployée.

Derrière ces manœuvres se cacherait un mode opératoire bien connu des spécialistes, baptisé Matriochka. Actif depuis 2023, ce système s’appuie sur des contenus coordonnés qui usurpent l’identité visuelle de médias légitimes, dont l’Agence France-Presse. Les fausses informations sont d’abord disséminées en masse, puis des médias sont interpellés pour qu’ils s’en fassent l’écho. Une technique de contamination qui vise à brouiller les repères.

Gabriel Attal, lui, n’a pas souhaité réagir. Mais il a déjà porté plainte, alors que quatre opérations de désinformation l’ont ciblé depuis le début du mois d’août. L’affaire ne le concerne pas seul. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour ingérence russe visant également Édouard Philippe, autre ancien Premier ministre candidat à la présidentielle, ainsi que l’eurodéputé Raphaël Glucksmann. La guerre informationnelle, elle, ne fait que commencer.

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