Économie
Un géant du divertissement naît d’un rachat à 110 milliards de dollars
Paramount Skydance a bouclé mardi l’acquisition de Warner Bros Discovery et donne naissance à l’un des plus grands groupes de divertissement de la…


Paramount Skydance a bouclé mardi l’acquisition de Warner Bros Discovery et donne naissance à l’un des plus grands groupes de divertissement de la planète. David Ellison en prend les commandes, avec à la clé plusieurs milliards d’économies à trouver.
La signature est enfin apposée. Mardi, Paramount Skydance a finalisé le rachat de Warner Bros Discovery pour 110 milliards de dollars, l’équivalent de 97,80 milliards d’euros. L’opération accouche d’un poids lourd du secteur, placé sous l’autorité de David Ellison, son directeur général.
Le nouvel ensemble ratisse large. Il réunit les studios qui ont produit des sagas comme Harry Potter et Mission Impossible, ainsi que DC Studios, mais aussi de grands réseaux de télévision et de streaming tels que CBS, CNN, Paramount+ et HBO Max. Autrement dit, une même maison couvre désormais le cinéma, la télévision et l’information.
Les marchés ont suivi le mouvement. L’action de la société issue de la fusion a quitté mardi le Nasdaq pour la Bourse de New York, où elle se négocie sous le symbole SKYD. Cette fusion est l’aboutissement d’une lutte acharnée. Après s’être rapproché de Paramount l’an dernier, Skydance a jeté son dévolu sur Warner Bros et a dû batailler ferme face à Netflix, tandis que d’autres candidats, dont Comcast, rôdaient dans les parages. Les actionnaires de Warner Bros ont d’ailleurs touché 41,9 millions de dollars de plus au titre d’un « ticking fee », une somme calculée selon le nombre de jours écoulés entre la fin du mois de septembre et la conclusion de l’accord.
Côté organisation, David Ellison a confié les clés du quotidien à Ynon Kreiz, l’ancien patron de Mattel, nommé co-directeur général de Skydance. À lui de piloter l’intégration des deux groupes, pendant qu’Ellison garde la main sur la direction créative et la stratégie d’ensemble. Le duo a un objectif chiffré bien précis, dégager six milliards de dollars d’économies, dont une large part proviendrait de « sources non liées à la main-d’œuvre », en combinant les technologies de streaming et les fournisseurs de cloud des deux entreprises.
Reste une question épineuse, celle de l’emploi. L’ampleur de ces réductions devrait peser sur les effectifs à Hollywood, dans un secteur déjà secoué par les restructurations. Les analystes de MoffettNathanson tablent malgré tout sur un résultat brut d’exploitation de 16 milliards de dollars en 2028, puis de 19 milliards en 2030. Le courtier prévoit aussi un chiffre d’affaires d’environ 67 milliards de dollars en 2028, avant d’atteindre près de 70 milliards deux ans plus tard.
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