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Jusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés

Le ministre de l’Éducation nationale annonce que des centaines d’établissements n’ouvriront pas lundi, faute de conditions de sécurité. Il dénonce des…

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Jusqu'à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés

Le ministre de l’Éducation nationale annonce que des centaines d’établissements n’ouvriront pas lundi, faute de conditions de sécurité. Il dénonce des violences inédites contre les personnels et pointe l’infiltration de militants d’ultra-gauche dans le mouvement lycéen.

Lundi, des centaines de lycées resteront portes closes. Entre 400 et 500 établissements, sur les 3 700 que compte la France, vont suspendre leurs cours, en totalité ou en partie. Ces fermetures répondent à une seule logique, celle de la sécurité. Les conditions ne sont pas réunies pour accueillir correctement les élèves. Vendredi, le même nombre de lycées avait déjà cessé de fonctionner. La reprise, elle, se fera par étapes.

Le ministre a détaillé les raisons possibles de ces blocages. Parfois, ce sont les bâtiments eux-mêmes qui posent problème, dégradés au point d’en devenir inutilisables. D’autres fois, ce sont les personnels qui ont été visés directement. Vingt-quatre établissements scolaires ont été incendiés ou saccagés en marge du mouvement, et le bilan humain grimpe à 78 membres de l’éducation nationale blessés depuis le début des événements. Un chiffre que le ministre qualifie d’inédit.

Il pointe aussi une autre réalité. Selon lui, des militants d’ultra-gauche se sont glissés dans le mouvement lycéen, au point d’en déposséder les premiers intéressés. Leur violence, dit-il, expose aussi bien les personnels que les élèves. Les blessés de l’éducation nationale l’ont été, assure-t-il, parce qu’ils étaient précisément identifiés comme tels. Un ciblage délibéré qu’il juge sans précédent.

Le mouvement, lui, ne faiblit pas. Lancé le 17 septembre en région parisienne, il a gagné peu à peu l’ensemble du territoire avant de s’embraser jeudi dans de nombreuses villes. La journée de vendredi a été marquée par plus de 1 700 interpellations, portant le total depuis lundi à environ 5 000. Les organisations qui portent la mobilisation appellent déjà à remettre ça mardi.

Derrière les blocages, des revendications bien concrètes. Les lycéens réclament davantage de moyens humains et financiers pour l’Éducation nationale. Ils dénoncent la pression liée à Parcoursup, les professeurs absents jamais remplacés, des locaux délabrés ou encore des emplois du temps trop chargés. Autant de raisons qui, disent-ils, justifient de poursuivre le bras de fer, faute de mesures concrètes de la part du gouvernement.

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