Faits Divers
La mort de Dodo la Saumure, le sulfureux tenancier qui avait croisé DSK dans l’affaire du Carlton
Le Nord de la France et la Belgique viennent de perdre une figure hors norme. Dominique Alderweireld, plus connu sous le surnom de Dodo la Saumure, est…


Le Nord de la France et la Belgique viennent de perdre une figure hors norme. Dominique Alderweireld, plus connu sous le surnom de Dodo la Saumure, est décédé cette nuit à Tournai, à l’âge de 77 ans.
Sa santé fragile lui a joué un dernier tour. Victime d’une insuffisance cardiaque, l’homme a rendu l’âme dans un hôpital de Tournai, tout près de cette frontière qu’il connaissait par cœur. Son ancien avocat en France, Sorin Margulis, a fait part de la nouvelle, s’appuyant sur les mots de l’ex-compagne de Dodo, Béatrice Legrain. Celui qui se décrivait lui-même comme un souteneur toujours prêt à épauler ses filles n’était pas n’importe quel tenancier de bars à hôtesses. Il avait été projeté sous les projecteurs en 2015, quand son nom s’était retrouvé mêlé à celui de l’ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, dans ce qu’on a appelé le procès du Carlton de Lille.
Car Dodo la Saumure, de son vrai nom Dominique Alderweireld, a vécu une histoire judiciaire à deux visages. En 2014, la justice belge l’avait condamné à cinq ans de prison avec sursis pour proxénétisme. Mais dans la grosse affaire lilloise, celle où des notables étaient accusés d’avoir profité des services de prostituées, il est reparti libre. Relaxé, tout comme DSK. Ce personnage haut en couleur, né en 1949 à Annoeullin, dans le Nord, avait fait de la provocation une seconde nature. Il avait même baptisé l’un de ses clubs « DSK » à Blaton, non loin de la France, avant que l’établissement ne ferme ses portes fin 2014. Son surnom, il le devait à la saumure dans laquelle trempent les maquereaux, ce mot d’argot qui désigne les proxénètes. Dans son livre « Moi, Dodo la saumure », il racontait une enfance compliquée, ballotté entre plusieurs villes du Nord.
Les dernières années de sa vie n’ont pas eu la même saveur. L’homme qui voyait dans la région lilloise un vivier de clients prêts à traverser la frontière pour se dégourdir le poireau a terminé dans la misère. En juin dernier, il annonçait sur les réseaux sociaux se retrouver à la rue. Hospitalisé à Tournai, il s’est éteint dans la nuit de lundi à mardi. Il a toujours juré n’avoir jamais rencontré l’ancien patron du FMI. Une affirmation qui n’a rien changé à sa légende.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 6 joursLe pare-feu sauvage du Cap-Ferret devant la justice



PlanèteEn Ligne 7 joursLe narval et sa corne mythique livrent leur secret à la science



PlanèteEn Ligne 3 joursQuand la mer avance, ces restaurants de plage n’ont plus le droit de rester



SociétéEn Ligne 2 joursJuifs orthodoxes dans les Alpes, une phrase déclenche la polémique



Faits DiversEn Ligne 4 joursElle a filmé, fui et fait tomber un magnat des assurances



PolitiqueEn Ligne 3 joursAvec une foule record à leurs universités d’été, les Insoumis sentent la victoire proche



EuropeEn Ligne 5 joursNigel Farage réélu mais rattrapé par l’enquête sur ses finances



PlanèteEn Ligne 5 joursSix départements du sud-est placés sous alerte orageuse et la Corse redoute une nuit sous tension








