Planète
Beauval abandonne son delphinarium pour les dauphins de Marineland
Le ZooParc du Loir-et-Cher jette l’éponge sur un projet à 45 millions d’euros. Les cétacés d’Antibes, déjà en exil provisoire en Espagne, se retrouvent…


Le ZooParc du Loir-et-Cher jette l’éponge sur un projet à 45 millions d’euros. Les cétacés d’Antibes, déjà en exil provisoire en Espagne, se retrouvent sans solution en France.
Le ZooParc de Beauval ne construira finalement pas son centre d’accueil pour dauphins. Rodolphe Delord, son président, a mis fin au projet après des mois de reports et de complications. Le coût du chantier avait grimpé à 45 millions d’euros, contre 25 à 30 millions espérés au départ. S’ajoutent les recours en justice déposés par des associations et le refus du gouvernement d’accorder sa garantie à une partie du financement. « Les incertitudes juridiques et financières qui pèsent aujourd’hui sur le projet ne nous permettent pas de le mener dans des conditions acceptables », a déclaré le dirigeant.
L’idée était pourtant ambitieuse. Beauval devait accueillir environ 25 dauphins, dont huit venus du Marineland d’Antibes et onze de Planète Sauvage. Le Marineland, fermé depuis janvier 2025, cherchait une solution pour ses cétacés. Mais le projet a vite suscité une forte opposition. Une dizaine d’ONG, parmi lesquelles C’est Assez! et One Voice, ont dénoncé la reproduction en captivité et les transferts, jugés contraires à la loi de 2021 sur le bien-être animal. Elles ont multiplié les recours et les rassemblements, le dernier réunissant une quarantaine de personnes le 1er août. Sea Shepherd, à l’inverse, soutenait le projet, faute de meilleure option pour les animaux.
Rodolphe Delord rejette les critiques sur la reproduction. Il rappelle que la reproduction d’un dauphin est limitée et contrôlée, et que beaucoup de ces cétacés âgés n’étaient pas en capacité de se reproduire. La contraception, ajoute-t-il, nuit à la vie sociale d’une famille. Surtout, il prévient que l’abandon du projet laisse les dauphins sans solution en France. Huit des douze animaux d’Antibes ont déjà été transférés en Espagne, dans un parc près de Malaga, pendant l’été. Ce départ était présenté comme provisoire, l’état des bassins étant jugé critique. Mais sans Beauval, leur retour paraît bien incertain. Le président du parc redoute un envoi vers l’Asie, dans des hôtels ou des parcs d’attractions.
Les deux orques du Marineland, elles, n’étaient pas incluses dans le projet de Beauval. Leur piste mène vers Tenerife, aux îles Canaries, mais rien n’est confirmé. Leur sort reste suspendu, tout comme celui des dauphins. Du côté du ZooParc, on tourne la page. Le parc, qui a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé 113 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023, va relancer les chantiers mis de côté pour ce dossier. Rodolphe Delord ne cache pas son inquiétude pour les animaux. « Certaines associations présenteront sans doute l’abandon de ce projet comme une victoire, mais s’opposer à une solution ne suffit pas », a-t-il insisté, appelant à proposer une alternative au moins aussi bonne pour les animaux.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 7 joursUne Marche des fiertés très politique défile à Paris avant la présidentielle



PolitiqueEn Ligne 6 joursBudget 2027, Wauquiez écarte la censure et promet 20 milliards d’économies de plus



PolitiqueEn Ligne 5 joursLe Rassemblement national décroche enfin son premier groupe au Sénat



PolitiqueEn Ligne 6 joursPour Fabien Roussel, mieux vaut dialoguer avec les lycéens que laisser la violence prendre le dessus



SociétéEn Ligne 6 joursJusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés



Faits DiversEn Ligne 4 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



SociétéEn Ligne 5 joursLes tracteurs de la Confédération paysanne vont rejoindre les lycéens dans la rue



EuropeEn Ligne 6 joursMerz débarque à Kiev avec un milliard d’euros et un avertissement à Moscou








