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Bourses sans cap, pétrole qui s’emballe et dettes sous tension

Wall Street s’annonce hésitante jeudi et les Bourses européennes oscillent. Les investisseurs surveillent le Moyen-Orient, les taux d’emprunt et les…

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Bourses sans cap, pétrole qui s’emballe et dettes sous tension

Wall Street s’annonce hésitante jeudi et les Bourses européennes oscillent. Les investisseurs surveillent le Moyen-Orient, les taux d’emprunt et les rendez-vous des banques centrales.

Jeudi, la tendance est floue sur les places financières. Du côté de New York, les contrats à terme évoquent un Dow Jones en hausse de 0,20%, un Standard & Poor’s 500 en très léger repli et un Nasdaq orienté à la baisse. En Europe, les écarts se creusent. À Paris, le CAC 40 perd 0,27% à 8 258,64 points. Francfort abandonne 0,09%, tandis que Londres prend 0,23%. L’indice paneuropéen Stoxx 600, lui, avance de 0,13%. Une respiration après plusieurs séances marquées par les tensions.

La détente se voit surtout sur le marché obligataire. Depuis la reprise des frappes militaires entre les États-Unis et l’Iran, les coûts d’emprunt mondiaux avaient grimpé à des sommets. Les craintes portaient sur l’inflation, la dette publique et un resserrement monétaire plus marqué. Ces pressions s’atténuent ce jeudi. Le rendement de la dette française à dix ans recule à 4,2411%. Son équivalent allemand s’établit à 3,3685%. L’écart entre les deux pays reste scruté, car il se rapproche de celui observé en 2024 après la dissolution de l’Assemblée nationale. Pour Alexandre Baradez, analyste chez IG France, les marchés font un peu moins confiance à la France, compte tenu de la trajectoire des finances publiques et de la période préélectorale qui s’ouvre.

Tous les regards sont désormais tournés vers le rapport sur l’emploi américain attendu vendredi. Ce chiffre façonnera les anticipations avant la réunion de la Réserve fédérale des 15 et 16 septembre. Les probabilités d’une hausse des taux ce mois-ci sont remontées à environ 60%, contre moins de 40% une semaine plus tôt. La Banque centrale européenne tiendra sa propre réunion la semaine prochaine, les 9 et 10 septembre. En attendant, les investisseurs écoutent les responsables monétaires. Le président de la Fed de New York, John Williams, a jugé mercredi que la remontée des taux longs reflète la vigueur de l’économie. Prudent, il a dit continuer à rassembler des informations avant de trancher. Son collègue Christopher Waller doit aussi prendre la parole.

Certains dossiers animent la séance. Publicis progresse nettement et prend la tête du CAC 40 après avoir décroché, selon la presse, un contrat avec PepsiCo pour gérer la communication du géant des sodas. Le luxe, lui, souffre. L’ensemble du compartiment recule de 2,3% à l’échelle européenne. Hermès, Kering, LVMH, EssilorLuxottica et L’Oréal perdent entre 2,2% et 3,1%. Côté devises, le dollar se replie de 0,34% face à un panier de référence. Le yen monte nettement, et les opérateurs y voient surtout des paris sur de futures hausses de taux de la Banque du Japon. L’euro, lui, prend 0,08% et s’échange à 1,1596 dollar.

Le pétrole repart également à la hausse. Le Brent augmente de 1,91% à 97,46 dollars le baril. Le brut léger américain WTI avance de 2,13% à 92,95 dollars. La situation géopolitique continue de peser sur les approvisionnements venus du Moyen-Orient. Enfin, du côté des statistiques américaines, les inscriptions hebdomadaires au chômage seront publiées plus tard dans la journée. Le consensus table sur 205 000 nouvelles demandes, contre 203 000 la semaine précédente.

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